lundi 9 octobre 2017

Mobilisation pour l’ouverture d’un dialogue

Le rassemblement national auquel ont appelé les gardes communaux, hier à Bouira, a été interdit par les services de police. Venus de plusieurs wilayas du Centre, notamment de Bouira et Béjaïa,  les ex-gardes communaux qui étaient le fer de lance dans la lutte antiterroriste aux côtés des autres corps de sécurité, ont été dispersés par des policiers déployés en grand nombre devant le siège de la wilaya. Ne voyant rien venir des pouvoirs publics quant à une prise en charge efficace de leur plateforme de revendications, les manifestants ont appelé de nouveau le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, à l’ouverture d’un dialogue sérieux et «avec les vrais représentants». Dans un communiqué rendu public, ces héros, décidés à aller jusqu’au bout de leurs revendications, ont exigé du pouvoir une reconnaissance officielle de leurs sacrifices dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, tout en appelant le ministère des Moudjahidine sur la nécessité de classer cette catégorie sous sa tutelle et à baptiser des édifices publics aux noms des éléments tombés sous les balles assassines des groupes terroristes. «Le ministère de l’Intérieur a initié un dialogue fabriqué avec des personnes qui ne représentent pas la base. Il est inadmissible de rester les bras croisés dès lors que la situation sociale des gardes communaux et des familles des victimes du terrorisme  ne cesse de se dégrader», a dénoncé Tahanouti Djamel, délégué de la wilaya de Béjaïa, déplorant au passage l’état critique dans lequel se trouve une cinquantaine d’ex-gardes communaux de la wilaya de Laghouat atteints de maladies extrêmement graves. «Nos collègues sont atteints de plusieurs pathologies contractées dans l’exercice de leurs fonctions. Des personnes sont atteintes de stérilité, d’autres ont perdu la vue, d’autres encore souffrent d’allergies et de cancer. Ils sont laissés à l’abandon», a-t-il déploré. Tout en regrettant la politique de gestion des séquelles de la décennie noire, les manifestants, qui ont défendu le pays contre les terrorisme, ont dénoncé avec force l’attitude des pouvoirs publics ayant «réhabilité les bourreaux et ignoré les patriotes». Dans leur plateforme, les protestataires qui ont décidé d’autres actions de rue dans les prochains jours ont réclamé, entre autres, un statut digne de ce nom, de réétudier le dossier des retraites et une prise en charge des éléments blessés dans les hôpitaux de l’armée.                                          

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