samedi 14 octobre 2017

Messahel réaffirme l'engagement de l'Algérie à poursuivre sa coopération multiforme avec le Mali pour accélérer sa sortie de crise

Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a réaffirmé samedi à Bamako l'engagement et la détermination de l'Algérie à poursuivre la coopération multiforme avec le Mali «pour l’accompagner dans ses efforts visant à accélérer sa sortie de la crise qu’il endure».  «Au nom du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui attache du prix à voir, notamment, le Mali, un pays très cher à son cœur, triompher de la crise qu’il traverse depuis quelques années, je tiens à réaffirmer, solennellement, l'engagement et la détermination de l'Algérie à poursuivre sa coopération multiforme avec le Mali pour l'accompagner dans ses efforts visant à accélérer sa sortie de la crise qu'il endure», a déclaré M. Messahel lors de la Conférence régionale sur la Sécurité dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest, qui se tient dans la capitale malienne. Le ministre a souligné que sa présence à cette conférence «témoigne de l'engagement de l'Algérie aux côtés du peuple malien frère et des autres pays de la sous-région et de sa volonté d’apporter sa contribution pour favoriser une lutte plus efficace contre le terrorisme et la criminalité organisée transfrontalière et une éradication, au plus tôt, de ces fléaux qui font obstacle au retour total et définitif de la paix, de la sécurité, et de la stabilité et hypothèquent le développement de notre voisinage immédiat». «Le Mali est, de toute évidence, le pays frère et voisin qui se trouve, ces toutes dernières années, davantage confronté à une situation difficile, à l'origine de la grave détérioration de la situation sécuritaire dans le pays», a-t-il relevé, affirmant que «la mobilisation sans précédent de la communauté internationale, dont l'Algérie, pour accompagner le Mali dans ses efforts, en faveur de la construction de la paix et de la stabilité, à travers une coopération dense et multiforme, a produit des résultats satisfaisants indéniables et incitant à l’optimisme, comme en atteste l’évolution récente du Processus de mise en œuvre de l'Accord de Bamako pour la Paix et la Réconciliation au Mali  issu du Processus d’Alger, qui a prévalu en dépit des contrariétés qui ont pu jalonner sa voie». Selon le ministre des Affaires étrangères, «pour rechercher de nouveaux modes d’action, explorer de nouvelles voies, affiner la stratégie et mobiliser des instruments nouveaux et plus adéquats permettant davantage d’efficacité pour obtenir les résultats recherchés, il était impératif donc que l'ensemble des acteurs dans la zone du Sahel dialoguent, se concertent, conjuguent leurs efforts et mutualisent leurs moyens, l’hydre à laquelle ils livrent bataille étant la même» Concernant la conférence régionale, M. Messahel a indiqué qu'elle a pour objectif fondamental «l’évaluation globale» de la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest et l’élaboration d’une nouvelle stratégie collective en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée dans le Sahel, ajoutant que ses conclusions «ne manqueront pas d’impacter positivement les efforts en cours pour venir à bout de ces fléaux dangereux, pour les pays qui en souffrent et pour tous les pays de la région». L'expérience algérienne en matière de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme présentée A l'occasion de cette rencontre, le ministre Messahel a présenté aux participants l'expérience algérienne en matière de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme.  A cet égard, il a indiqué que les résultats «hautement positifs» enregistrés par l'Algérie dans cette lutte «constituent le centre d’intérêt d’un grand nombre de pays avec lesquels nous entretenons une coopération dense, mutuellement bénéfique, et font de l’Algérie l’un des six pays les plus sûrs dans le monde, comme le reconnaissent, d’ailleurs, de nombreux experts en la matière, comme l’Institut Gallup qui en fait état dans son dernier rapport daté du mois d’août 2017». «L'intérêt et la considération de nos partenaires pour notre expérience et notre engagement, aux plans régional et international, en matière de lutte contre le terrorisme se sont traduits, notamment, par la désignation du Président Bouteflika, par ses pairs africains comme Coordonnateur de la prévention de l’extrémisme violent et de la lutte contre le terrorisme en Afrique», a-t-il rappelé. «Cette désignation, témoignage du respect dont jouit le Président Bouteflika auprès de ses pairs africains pour son engagement sincère et indéfectible en faveur de toutes les causes africaines», a-t-il souligné, ajoutant qu'elle «repose sur la riche expérience et l’expertise développées par l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme et sur son engagement sincère et assumé afin qu’aucun autre peuple, en Afrique et ailleurs, ne vive la tragédie imposée au peuple algérien par ce fléau, durant les années quatre-vingt-dix». M. Messahel rappelé que le président Bouteflika, «animé d’une volonté irrépressible d’apporter une contribution effective à la mise en place d’une stratégie visant à éradiquer sur notre continent le terrorisme et la violence, devenues des menaces de portée globale», a présenté, un Mémorandum sur les perspectives de la prévention et de la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme en Afrique, qui a été adopté à l’unanimité, lors du dernier Sommet de l’Union africaine (UA), en juillet de l’année en cours. M. Messahel a précisé que «cet important document préconise sept axes fondamentaux autour desquels s'articulera la mission du Coordonnateur de la prévention de l'extrémisme violent et de la lutte contre le terrorisme en Afrique». Il s'agit, a-t-il expliqué, du développement de l'architecture africaine de lutte contre le terrorisme, le développement et l'enrichissement des normes africaines de lutte contre le terrorisme, la vigilance par rapport aux combattants terroristes étrangers et leur retour ou mouvements à destination de l'Afrique, le resserrement et le tarissement des multiples sources de financement du terrorisme, la lutte contre la radicalisation et les politiques de déradicalisation, la promotion des cadres politiques, institutionnels et judiciaires pour favoriser la démocratie, la bonne gouvernance, les droits de l’homme, la justice sociale, le développement socio-économique et l’Etat de droit et enfin l'intensification de la coopération bilatérale, régionale et internationale dans la lutte contre le terrorisme. «Les éléments définis dans le Mémorandum susmentionné sont constitutifs d’une stratégie novatrice pour une réponse collective à la menace terroriste. Ils trouvent naturellement un écho au sein des riches débats menés dans le cadre des travaux de cette conférence relatifs à l’évaluation globale de la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest, d’une part, et l’élaboration d'une Plateforme collaborative pour renforcer la lutte contre le terrorisme et les autres fléaux ravageurs que connaît cette région», a noté le ministre, précisant que la démarche proposée «offre une nouvelle opportunité pour l'Algérie et tous les pays africains d’£uvrer ensemble à l'éradication du terrorisme sur toute l'étendue du continent». Par ailleurs, le ministre a fait remarquer que l'Algérie, «appartenant à une région marquée par une grande turbulence, notamment, par des crises en évolution dans son voisinage immédiat, est consciente que, dorénavant, le règlement de la crise en Libye donnerait de la visibilité à la stabilisation de toute la région et permettrait d’appréhender efficacement la lutte contre le terrorisme et ses connexions en raison des liens avérés entre les groupes existant en Libye et leurs prolongements dans la sous-région, y compris le Groupe terroriste Boko Haram au Nigeria». M. Messahel a conclu son intervention en réitérant la «ferme volonté» et la «totale disponibilité» de l’Algérie «pour œuvrer au renforcement de sa coopération avec le Mali, l’ensemble des pays de notre continent et les autres partenaires dans le monde, pour faire échec au terrorisme et à sa politique dévastatrice de la terre brûlée, et relever les grands défis communs qui sont les nôtres». 


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