vendredi 13 octobre 2017

Le rapatriement des migrants nigériens s’accélère

  Après les trois  premiers convois des 02 et 09 Août et 24 septembre passés, voilà un autre convoi de 14 bus qui est passé en catimini en fin de semaine  par Ghardaïa , se dirigeant vers le centre de repos de Hassi Lefhel , à 120 kms au sud du chef lieu de wilaya.    Pas moins de 14 bus ont cette fois ci été mobilisés pour acheminer, à partir toujours d’Alger,  un nombre encore plus croissant que ceux des trois premières opérations, soit 597 Nigériens, dont 502 hommes, 31 femmes et 64 enfants, pour les rapatrier vers  leur pays, et ce après avoir , tels lors des trois premiers passages,  observés des haltes à Hassi Lefhel , ( à 120 kms au sud de Ghardaïa), puis à In Salah (à 400 kms au sud d’El Menéa dans la wilaya de  Ghardaïa) et enfin à Tamanrasset à 700 kms au sud de In Salah, avant d’être rapatriés  au-delà de la frontière de leur pays , le Niger.    Pour rappel, lors des trois précédents passages pas moins de 1513 Nigériens, soit 1064 hommes, 216 femmes et 233 enfants ont été rapatriés vers leur pays. Ainsi, en quatre  « renvois », ce n’est pas moins de 2110 Nigériens, soit 1566 hommes, 247 femmes et 297 enfants qui ont été « ramassés et renvoyés chez eux  », selon les termes d’un accompagnateur du 3ème convoi.     Ainsi en moins de trois mois , c’est déjà quatre longues processions routières, encadrés par d’impressionnants cordons de sécurité composés de forces de police mais surtout de gendarmerie, mais aussi de voitures du croissant rouge algérien et de la direction de l’action sociale de la wilaya de Ghardaïa, qui ont pris la route de l’extrême sud , pour acheminer, pour ne pas dire renvoyer ces Damnés de la Terre (Frantz Fanon , vers l’Enfer….Pardon le Niger.   Et aux dernières nouvelles, une autre procession est annoncée pour aujourd’hui, ou au plus tard demain. Combien seront-ils et combien d’autres les suivront inexorablement  à travers cette route  infernale qui les renverra vers leur tragique destin à être et demeurer des pestiférés. Pourquoi et comment en est arrivés à cette extrême déshumanité ?

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