dimanche 22 octobre 2017

«Chérif Kheddam est une leçon de vie»

La librairie Aït Ouali du centre-ville de Bouira était, en fin d’après-midi d’hier, trop exiguë pour contenir la foule nombreuse venue rencontrer l’ancienne figure emblématique du Printemps berbère, Saïd Sadi en l’occurrence, venu dédicacer son dernier livre intitulé Chérif Kheddam, le chemin du devoir, Abrid Igguni. Cette œuvre que son auteur estime que c’est «par devoir qu’il a consacré surtout au parcours du militant de l’une des légendes de la chanson amazigh». C’est un message que voulait transmettre Saïd Sadi à la jeunesse à travers les 452 pages du livre. «Au-delà de son parcours artistique que tout le monde connaît, ce sont surtout ses valeurs, ses actions modestes, résolues et humbles et déterminées qui font que les grands destins finissent par être réalisés», a indiqué l’auteur du livre, en souhaitant que le message soit transmis à la jeunesse d’aujourd’hui. Saïd Sadi a estimé aussi que le débat quotidien entre citoyens doit être animé. «Ma présence dans les lieux de distribution de livres est un devoir pour moi», a-t-il déclaré en soulignant au passage que ce sont «les urgences qui nous empêchent d’aborder les problèmes de fond». Saïd Sadi a tenu à préciser que Cherif Kheddam est le quatrième pilier de la plateforme du MCB. Sans oublier Mouloud Mammeri qui, ajoute Sadi, a assumé seul la réhabilitation identitaire au moment «où cette dernière était vécue comme un facteur de déstabilisation qui devait être éliminée, il y a eu incontestablement un certain nombre d’animateurs de la radio, que je connais. Ces derniers ont consacré une partie de leur temps, voire leur vie à transmettre des valeurs de liberté, de générosité, de solidarité et de fidélité dans les foyers qui étaient à l’époque du parti unique, évidemment inaccessibles aux autres sensibilités. Il y a eu aussi la JSK qui était la seule matrice où la militance kabyle, notamment la jeunesse kabyle, pouvait exprimer des ambitions qui étaient résolument condamnées et même diabolisées. Et il y a eu ce quatrième pilier : Chérif Kheddam». «Et comme il n’a pas pu parler, précise l’auteur du livre mais aussi l’homme politique, je me suis fait un devoir de révéler cette générosité et cette énergie et sa leçon est une leçon de vie. Il est parti de rien, il a atteint l’excellence. Je voudrais que les jeunes puissent entendre cela.» «Ce livre, j’aurais pu aussi l’appeler Aux origines du MCB», a-t-il noté.

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