lundi 16 octobre 2017

Benghabrit avoue l’impuissance de l’Etat

La ministre a promis un «plan» dès l’année prochaine pour mieux prendre en charge cette catégorie d’élèves. Longtemps soumise à débat, la prise en charge des enfants handicapés scolarisés pose toujours problème. Et le ministère de l’Education nationale avoue son impuissance et admet, publiquement, son incapacité à offrir une scolarité aux enfants «aux besoins spécifiques». «L’Etat n’a pas les moyens» de prendre en charge les enfants aux besoins spécifiques, a avoué Nouria Benghabrit à partir de Chlef où elle était en déplacement, hier. Selon des médias, la ministre a par contre promis un «plan» dès l’année prochaine pour mieux prendre en charge cette catégorie. Cela passe par des sessions de formation spécialisée à des enseignants. Une formation qui se fera avec l’appui du ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine. Selon l’APS, Nouria Benghabrit a souligné «l’inscription de cette mesure (formation) au titre du besoin ressenti pour une ressource humaine professionnelle et compétente pour la prise en charge de cette catégorie sociale, et ce, dans le cadre du principe d’égalité des chances assuré à toutes les catégories sociales». Des dizaines de parents d’enfants atteints de certaines maladies, telles que l’autisme ou la trisomie, sont souvent désemparés. Ils ne trouvent ni classes spécialisées ni structures d’accueil pour la scolarisation de leurs enfants. Beaucoup parmi ces élèves sont inscrits dans des écoles ordinaires, ce qui ne favorise pas leur intégration. Sur un autre plan, la première responsable de l’Education nationale a annoncé l’ouverture de la plateforme numérique relative au recrutement des enseignants des listes d’attente, à partir du 6 novembre prochain, pour ce qui est du cycle primaire, et ce, jusqu’à la fin de l’année, qui verra l’ouverture des plateformes relatives aux cycles moyen et secondaire, soit en 2018. Elle a admis l’existence de certains dysfonctionnements dans l’élaboration des listes d’attente à l’origine du retard mis dans le lancement de cette plateforme. Elle a néanmoins assuré que cette dernière (plateforme) est susceptible de contribuer à la couverture de la vacation des postes, en mathématiques notamment. Toujours au sujet des problèmes de son secteur, la ministre de l’Education a admis l’existence d’un problème de surcharge des classes. Dans certaines régions, les enfants s’entassent à 40, voire plus, dans une même classe. La solution au problème ne viendra, selon Mme Benghabrit, que de la construction de nouvelles infrastructures.  

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