vendredi 6 octobre 2017

Aïn Beida : Le calme revient après deux jours d’émeutes

Au départ, des jeunes se sont rassemblés devant le tribunal pour demander l’ouverture d’une enquête après la mort d’un jeune de 25 ans, le prénommé D. Walid. Ce dernier avait fait auparavant l’objet d’une interpellation par la police  et serait rentré chez lui après un interrogatoire. Mais le lendemain, il a été déclaré mort. Le jeune avait été par ailleurs blessé avec un couteau et aurait reçu des soins à l’hôpital pendant le mois de septembre passé, exactement le 8, selon une source policière. C’est ce qui a déclenché un mouvement de protestation. Des dizaines de jeunes en furie ont tenté d’assiéger le siège de la daïra la nuit du mardi passé, mais les forces de police sont intervenues pour évacuer les alentours du commissariat en usant des moyens que leur confère la loi, comme des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes. Lors des affrontements, un jeune de 19 ans, prénommé H. Amine, sera atteint, touché au niveau du cou par un objet contondant. Il sera évacué aux urgences de l’hôpital, mais il rendit l’âme avant de recevoir des soins. Les jeunes ont par ailleurs commis des dégâts en s’en prenant à l’agence Djezzy, dont ils ont cassé les vitres et mis le feu aux bacs à ordures. Concernant la mort du jeune Amine, personne ne sait qui en est coupable. Mercredi, le wali en personne s’est rendu dans la ville pour rencontrer les responsables et la société civile. L’objectif étant de ramener le calme et laisser la justice suivre son cours, d’autant que seules les autopsies seront à même de déterminer les causes exactes des deux décès. Les familles des victimes, elles aussi, attendent les résultats des autopsies. A rappeler que des jeunes sont sortis mercredi soir et ont tenté d’attaquer le siège du 4e arrondissement, mais les forces de l’ordre les en ont chassés. Les jeunes se sont attaqués au siège du CPA, détruisant les caméras de surveillance. Plusieurs blessés et des interpellations sont enregistrés ces deux derniers jours. Toutefois, la ville renoue avec son calme après l’appel des sages, via Facebook et les mosquées.                      

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