samedi 23 septembre 2017

Un centre dédié à la prise en charge psychologique des victimes

Depuis son installation, le 27 septembre 1997, soit quatre jours après le massacre de Bentalha, le centre Mohamed Hadjadj de Bentalha, dédié aux soins et à la prise en charge psychologique des enfants victimes de la décennie noire en général, et du massacre de la localité en question en particulier, continue à fonctionner pour apporter aide et accompagnement psychologique aux enfants en difficulté et aux adultes en souffrance morale. Ce centre pilote de la Forem, et qui porte le nom de son bienfaiteur qui a mis sa somptueuse villa à la disposition de la fondation présidée par le Dr Mostefa Khiati, offre toutes les commodités pour un meilleur accueil des personnes en quête de réconfort, qu’il soit matériel ou psychologique. Dirigée depuis une dizaine d’années par Mme N. Braoui, psycho-pédagogue, cette structure qui œuvre à la prise en charge sociale et psychologique des familles en difficulté a vu la mise en place d’un dispositif de prise en charge assuré par deux psychologues, une clinicienne et une autre orthophoniste en faveur des enfants et des adultes. Actuellement, le centre dispense des formations, de cycles courts, dans la pâtisserie orientale, la coiffure et la couture, entre autres, destinées aux femmes pour une meilleure insertion sociale. Il existe même une salle d’aérobic. Pour les enfants scolarisés, des cours de soutien leur sont assurés gratuitement. Toutefois, les responsables du centre souhaitent instaurer d’autres mécanismes de réinsertion sociale visant les orphelins. Le parrainage, financé par des particuliers ou des familles de cette catégorie d’enfants vulnérables et affectés sur le plan affectif, serait l’occasion pour eux afin de surmonter des sentiments très souvent négatifs d’eux-mêmes. «Il s’agit, en fait, de parrainage en forme de soutien financier dont pourraient bénéficier des orphelins», souligne Mme Braoui. Selon la responsable du centre, la formule consiste en le financement des besoins d’un orphelin par une famille qui aura, en quelque sorte, la charge de cet enfant orphelin de père ou de mère ou les deux. «Chaque famille qui le souhaite contribuera à hauteur de 35 000 DA par an à la prise en charge sociale, scolaire, médicale ou autres d’un orphelin. La famille qui parrainera cet enfant aura aussi la possibilité de lui rendre visite tant qu’elle le voudra, surtout durant les fêtes religieuses», explique notre interlocutrice. «Notre souhait est de voir aussi ces familles faire partager des vacances à l’orphelin qu’elles parraineront en compagnie de leurs propres enfants», ambitionne Mme Braoui, et de conclure : «Cet enfant orphelin s’épanouira en compagnie de ses parrains sans être extirpé de sa cellule familiale.» La responsable du centre de soins psychologiques de Bentalha rappellera enfin que cette opération concernera un peu plus de 1000  orphelins de la wilaya d’Alger.  

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