lundi 18 septembre 2017

Sétif : Le RND aligne ses atouts

Travaillant loin des feux de la rampe, le RND à la tête de 21 des 60 communes de la wilaya de Sétif, où son concurrent direct, le FLN ne préside que 16 assemblées communales, vient de frapper un grand coup. Le Rassemblement national démocratique — qui voudrait reprendre le contrôle des deux grandes agglomérations de la wilaya, actuellement entre les mains de l’ex- parti unique — vient de placer deux grosses pointures à la tête des listes de Sétif et El Eulma. L’ex-PDG de Scaek (Société des ciments de Aïn El Kebira), où il a été le principal initiateur du gigantesque projet de la deuxième ligne de production, Loucif Hassous est tête de liste à Aïn Fouara, où les initiés et le citoyen lambda ont apprécié un tel choix. Universitaire, M’barek Bouden, qui avait présidé les dernières années les destinées du MCEE, va conduire la liste des communales à El Eulma, où il jouit d’une certaine notoriété. Le RND qui vient de déposer au niveau de la DRAG (direction de la réglementation et des affaires générales) 28 listes, a par ailleurs  placé en tête de liste à Aïn El Kebira, Abdelouahab Belgharbi (cadre), à Salah Bey, on retrouve Aïssa Chiali (inspecteur général) ; à Bazer Sakhra, un vice-recteur Bouzid Moumeni conduit la liste, à Bougaa, l’ex-P/APC Salah Hadji est partant pour un autre bail. Concernant, l’APW (Assemblée populaire de wilaya), le parti d’Ahmed Ouyahia, à la recherche d’un autre poids lourd, ne veut pas divulguer ses cartes. Le député Salah Dekhili le dit vertement : «La situation actuelle du pays nous oblige à placer l’intérêt de la collectivité avant celui du RND. C’est pour cette raison que nous avons placé en tête de liste des personnalités disposant de carte de visite étoffée. Obligées désormais de créer la richesse, les assemblées locales ont beaucoup plus besoin de managers que de politiques. La conjoncture économique le dicte. On n’a donc pas le droit à l’erreur.» Pour revenir à la situation qui prévaut actuellement au FLN, l’on apprend que les contestataires et autres pétitionnaires ont remis au secrétaire général du parti leurs listes, dépourvues, nous dit-on, des neveux, de la fratrie, des cousins et beau-frères. Avec deux listes, le Dr Djamel Ould Abbès se trouve face à un véritable dilemme. Devant lui aussi prendre part aux prochaines élections, Talaie El Houriat, la formation de l’ex-Premier ministre Ali Benflis éprouve des difficultés à faire face aux blocages. «Notre parti est légalement agréé, mais on doit passer par l’étape de la collecte des signatures. Pour la commune de Sétif, on a besoin de 2150 signatures et 2750 pour l’APW. Si au niveau du chef-lieu de wilaya, l’opération de légalisation des formulaires se déroule dans de bonnes conditions. Ce n’est malheureusement pas le cas à El Eulma, où l’administration locale ne joue pas le jeu. C’est désolant de le souligner, mais c’est la triste réalité» déclare à El Watan, Aïssa Fellahi, le coordinateur de wilaya…              

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