mardi 12 septembre 2017

Perturbations de l’alimentation en eau dans des agglomérations du pays : il n'y a pas de situation de crise, rassure le directeur des ressources hydrauliques

Les perturbations récemment observées dans l’alimentation en eau des ménages, mais aussi, au niveau d'unités économiques majeures, à l'exemple de l’usine sidérurgique d’Annaba, ont été le thème traité, ce mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne. Existe-t-il une crise de l’eau ? Le directeur des ressources en eau au ministère de l’hydraulique récuse ce terme, parce que, dit-il, les perturbations n’ont affectées que « que quelques villes », et que l’approvisionnement est assuré correctement dans la majeure partie du pays. Des localités concernées par les pénuries, qu'il impute à un déficit de précipitations, M. Abdelwahab Smati cite celles dont l’unique ressource provient des barrages, à l’exemple de Tébessa, Souk Ahras, Bordj Bou Arreridj, Sétif, Annaba et Tarf, toutes situées à l’est de l’Algérie. De la forte pénurie d’eau observée dans la métropole d’Annaba, en particulier, il explique que ce « cas isolé » résulte d’une série de conjonctures liées notamment à la réhabilitation d’équipements, dont une conduite « fuyardes » de 22 km qui, « si elle avait été rénovée », aurait permis d’éviter la situation créée.     Du déficit de remplissage des barrages dans cette partie du pays, l’invité le chiffre globalement à 400 millions de mètres-cubes, précisant, d’autre part, que les réserves hydrauliques retenues dans les ouvrages hydrauliques du pays sont de l'ordre de 55% par rapport à leur potentiel de retenue.   Et s’il ne pleuvait pas ? Le directeur des ressources en eau se veut, à ce propos, rassurant : « Les barrages, dit-il, n’assurent que 35% des besoins en eau potable, alors que 50% sont tirés des nappes souterraines, dans lesquelles, ajoute-t-il, sont prélevés quelque 2,5 milliards de mètres-cubes. A ces quantités, M. Smati ajoute celles issues des équipements de dessalement, lesquels produisent un total de 1,9 millions de mètres-cubes/jour.   Entre autres solutions, au cas où la pluviométrie venait à se faire rare, celui-ci signale qu’il pourrait être fait appel aux réserves hydrauliques contenues dans certains barrages, réservées, jusqu’alors, à l’irrigation agricole. Il cite, en outre, les transferts d’eau qui pourraient être opérés à partir de zones géographiques n’ayant pas subi de choc hydrique, vers celles où pourraient être constatées des pénuries de ce précieux liquide. De la situation créée, M. Smati tire des enseignements : il faudrait, déclare-t-il, lutter plus efficacement contre les fuites, le gaspillage mais aussi le vol de l’eau opéré à partir de canalisations principales.  


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