samedi 9 septembre 2017

Les réserves de change à 105 milliards de dollars en juillet

Les réserves de change de l’Algérie étaient à 105 milliards de dollars en juillet 2017, alors que le Fonds de régulation des recettes (FRR) s’est totalement épuisé en février, révèle le document portant Plan d’action du gouvernement, évoquant des «difficultés réelles» au niveau du Budget de l’Etat actuellement. Le document du gouvernement, adopté mercredi par le Conseil des ministres, précise que ces réserves «fondent sans cesse, passant de 193 milliards de dollars en mai 2014 à 105 milliards de dollars en juillet 2017». Au niveau extérieur, l’Algérie demeure «économiquement souveraine» grâce à   l’accumulation de ses réserves de change durant les années passées. Pour rappel, les réserves de change de l’Algérie étaient de 108 milliards de dollars à la fin juin 2017, affichant ainsi une baisse de 3 milliards de dollars en un mois. Elles étaient de 114,1 milliards de dollars à fin décembre 2016. Cependant, au niveau intérieur, la situation des finances publiques est «préoccupante», prévient le document. «Le recul de la fiscalité pétrolière a généré des déficits budgétaires répétés, entraînant la consommation de la totalité de l’épargne du Trésor qui était logée au FRR, épuisé en février 2017», avance-t-on de même source.  Cette situation rendra difficile l’atteinte des équilibres budgétaires en 2017 et en 2018, reconnaît le gouvernement. «La situation demeure extrêmement tendue au niveau du Budget de l’Etat : dans la situation actuelle, l’année 2017 sera clôturée avec des difficultés réelles, alors que l’année 2018 s’annonce plus complexe encore», prévient-il. Pour faire face à cette situation délicate, le gouvernement a décidé, conformément aux directives du président de la République, d’écarter la piste de l’endettement extérieur et d’adopter en revanche une double démarche articulée sur une feuille de route pour le redressement des finances publiques et sur la mobilisation d’un financement interne non conventionnel temporaire. Ce mode de financement permettra au Trésor public d’emprunter directement auprès de la Banque d’Algérie pour faire face au déficit budgétaire, et ce, pour une période transitoire de cinq ans. Cette démarche sera accompagnée, selon le plan d’action du gouvernement, par l’accélération des réformes structurelles qui devraient conduire à améliorer l’efficacité et la compétitivité de l’économie nationale.  

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