lundi 11 septembre 2017

Les premières sanctions du Haut commandement de l’armée

C’est le branle-bas de combat à la wilaya de Tiaret. L’attentat kamikaze qui a ciblé le siège de la sûreté de wilaya, le 31 août dernier, a vraisemblablement levé le voile sur des défaillances sécuritaires qui ont poussé les plus hautes autorités à faire le ménage. Les premières sanctions ont été prises par le commandement militaire dès les premiers jours qui ont suivi l’attentat. Ainsi, selon des sources sécuritaires, le commandant du secteur militaire, le chef du groupement de la gendarmerie nationale et le responsable du service de renseignement ont été relevés de leurs postes. Hier, c’était au tour du chef de la sûreté de wilaya, Lyes Baroui, de connaître le même sort. Personne ne s’y attendait, nous dit-on. Le divisionnaire avait été promu à ce poste en 2015, après avoir dirigé les services de l’ordre public à Alger. Très proche de son premier responsable, sa promotion à la tête d’une sûreté de wilaya avait fait jaser plus d’un. Il était loin de se douter que l’attentat avorté par deux valeureux policiers à quelques mètres seulement du siège de la sûreté de wilaya qu’il dirige allait bouleverser sa carrière. Selon nos sources, son limogeage aurait été décidé par le Haut commandement de l’armée et le directeur général de la sûreté nationale n’a fait que l’entériner. Celle-ci intervient 24 heures seulement après l’arrestation par les services de sécurité de quatre personnes soupçonnées d’être liées à l’attentat kamikaze, dont les révélations pourraient apporter des éclairages sur la facilité avec laquelle le kamikaze est arrivé à franchir le périmètre de sécurité du siège de la sûreté de wilaya avant que les deux courageux policiers ne le neutralisent au prix de leur vie. .  

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