jeudi 21 septembre 2017

Le dérapage du commissaire du SILA

Alors que la violence sociale et l’islamisme le plus obscurantiste gangrènent l’Algérie, des responsables ne se gênent pas pour tenir un discours des plus rétrogrades. C’est le cas du commissaire du Salon international du livre d’Alger qui s’est livré, hier, à un discours misogyne et incitant à la violence. Invité par la chaîne Ennahar, Hamidou Messaoudi a expliqué que «parfois, il faut frapper» sa femme, «mais avec délicatesse». Le dérapage du responsable est intervenu lorsque le journaliste l’interrogeait sur des livres interdits lors du Salon.  Messaoudi a alors rappelé qu’un petit livret expliquant comment «on peut frapper sa femme» a suscité «du bruit». «On aurait aimé qu’il y ait un livre qui explique également comment une femme peut frapper son mari», indique-t-il, un brin plaisantin. Puis, il a enchaîné : «Oui, il faut apprendre comment battre sa femme… parce que nous sommes nerveux. Mais il faut frapper avec délicatesse», a-t-il ajouté avant que le journaliste ne l’arrête ! L’intervention de Hamidou Messaoudi est tellement choquante qu’elle a suscité des réactions de réprobation sur les réseaux sociaux. Surtout que le propos ne vient pas d’un citoyen lambda, mais d’un homme censé représenter la culture dans ce qu’elle  a de plus beau et de rayonnant. L’homme se joint ainsi à ceux qui véhiculent un discours moyenâgeux qui fait de la femme un être inférieur qui doit être «dressé».  

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