mardi 12 septembre 2017

L’Algérie et le Venezuela, un destin commun !

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro Moros, a entamé, depuis dimanche soir, une visite officielle en Algérie. Deuxième du genre, cette virée n’a pas été programmée à l’avance, dans la mesure où le chef d’Etat vénézuélien est arrivé à Alger, vendredi dernier, dans le cadre d’une escale technique, comme l’avait annoncé l’agence APS. Ce n’est que dans la journée de samedi que l’agence nationale a annoncé cette visite officielle de 24 heures qui a débuté hier matin, avec une audience avec le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah. Aucun programme officiel de la visite n’a été communiqué, et Nicolas Maduro Moros a juste annoncé «cette visite de travail» sur sa page Facebook. Selon l’APS, cette visite «permettra aux deux pays de procéder à une évaluation de l’état des relations bilatérales d’amitié et de coopération, et d’étudier les voies et moyens de les consolider». «Elle permettra également de procéder à un échange de vues sur des questions régionales et internationales d’intérêt commun, y compris la situation du marché mondial des hydrocarbures et ses perspectives», indique la même source. Dans une déclaration à des journalistes de son pays, Nicolas Maduro Moros a affirmé qu’il entendait par sa visite en Algérie renforcer la coopération algéro-vénézuélienne pour le développement de la paix et de la prospérité économique. «Ma tournée a été couronnée par ma visite en Algérie pour renforcer la coopération entre les deux pays pour le développement de la paix et de la prospérité économique», affirme-t-il. Le président vénézuélien précise avoir abordé, avec Abdelkader Bensalah, les thèmes débattus lors des négociations ayant abouti à l’accord entre les pays de l’Or-ganisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et les pays non OPEP pour la stabilisation des cours du pétrole. «Il y avait un bon climat dans ce sens. Nous poursuivons nos efforts pour obtenir des prix du pétrole équitables pour notre industrie», indique-t-il. Il affirme également avoir discuté des relations bilatérales, notamment en matière d’énergie, ajoutant qu’«il y a des projets communs avec la possibilité de l’ouverture d’une liaison aérienne entre les deux pays». Débat sur la dilapidation de milliards de dollars Pays membre de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP), le Venezuela traverse une situation économique similaire à celle de l’Algérie. Fonctionnant essentiellement avec les revenus pétroliers qui représentent, comme c’est le cas en Algérie, 95% des recettes en devises, ce pays de l’Amérique latine est secoué par une grave crise économique, politique et sociale qui va s’aggravant. «La situation est la même dans tous les pays révolutionnaires. Le Venezuela et l’Algérie se ressemblent sur tout», nous confie un ancien diplomate. Depuis 2014, le Venezuela souffre gravement de la chute des prix du pétrole. Mais l’opposition dans ce pays dénonce l’échec de la gestion publique qui «aurait détourné 850  milliards de dollars de revenus pétroliers et qui, prenant comme alibi un soi-disant collectivisme, a détruit l’industrie et l’agriculture». L’Assemblée nationale du pays, contrôlée par l’opposition, a voulu enquêter sur «la corruption des fonctionnaires et la disparition de 250 milliards de dollars de fonds publics». Pour freiner son action, le président Nicolas Maduro Moros s’est appuyé sur le Tribunal suprême de justice pour annuler les pouvoirs de contrôle de l’Assemblée nationale. Mais ses décisions n’ont fait qu’aggraver la crise politique dans le pays, au moment où le président Donald Trump menace de recourir à des sanctions économiques contre le gouvernement Maduro.

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