vendredi 22 septembre 2017

Il faut sensibiliser les gens pour la prise en charge des migrants

- Des actes de violence se sont multipliés ces derniers temps contre les migrants subsahariens. Quelle a été votre réaction ? Dès qu’une information nous parvient sur un tel acte de violence physique et même verbale, notre intervention se fait immédiate. Lors du dernier incident, quand nous avons appris que des désœuvrés du quartier voisin ont mis le feu au campement des Subsahariens, nous nous sommes immédiatement rendus sur les lieux et avons dressé un rapport, avec images et témoignages, puis nous avons saisi les autorités compétentes, la police et, entre autres, le wali de Tébessa et le président de l’APC. Mais seule la police est venue sur les lieux et a diligenté une enquête. Alors pour le reste, notre requête demeure lettre morte. - Qu’en est-il du plan d’action pour protéger ces migrants ? En tant qu’association des droits de l’homme, nous allons élaborer une feuille de route pour protéger ces réfugiés, elle consistera principalement à la sensibilisation. Il faut que le citoyen sache que ce migrant fuit une situation des plus déplorables : la guerre et la pauvreté. Certes, les actes perpétrés sont des cas isolés, mais il faut inculquer la culture d’accepter l’autre et l’aider. Puis, organiser des visites pour voir de près leur situation. - Que pensez-vous de la loi algérienne sur l’accueil des réfugiés ? En l’absence de politique d’accueil, au regard de la loi algérienne, ces Africains sont considérés en situation irrégulière. Une fois sur le sol national, ce migrant se trouve dépourvu de tout droit. Pas d’accès aux soins ni à l’école, même s’il trouve un travail journalier, ce sera au noir. Il n’y a pas de texte qui gère le flux migratoire. On parlait d’un projet de loi sur le statut des migrants et réfugiés, qui, une fois adopté, va être un tournant pour eux.  

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