vendredi 22 septembre 2017

Ecoles d’Adrar : Surcharge, manque de manuels, cantines fermées, transport scolaire défaillant et colère des parents

La rentrée à Adrar a clôturé hier sa troisième semaine sans que le régime de croisière de la scolarité ne soit atteint et cela dans une bonne partie des établissements scolaires de la wilaya, notamment ceux éloignés du chef-lieu et surtout ceux situés dans les petites localités oasiennes, comme Fénoughil, Tamentit, Deldoul, Hadbane... pour ne citer que celles-ci. En effet, cette rentrée 2017-2018 a connu des perturbations particulièrement dans les cycles primaire et moyen à cause de plusieurs facteurs de gestion. Primo, la mauvaise distribution du manuel scolaire et l’absence de certains livres. En effet, à ce jour, les livres de langue arabe, de maths, de français, d’éducation civique, d’histoire-géo de la 2 AM sont introuvables ainsi que ceux d’arabe et d’histoire-géo de la 4 AP, selon le responsable de l’ONPS de l’unité d’Adrar. Un arrivage est attendu pour ce dimanche en provenance de Béchar et ceci grâce au wali d’Adrar qui a réquisitionné trois camions à cet effet. Cependant, les premiers quotas ont été livrés par les intendants uniquement aux enfants des enseignants et aux nécessiteux. Ces derniers ne représentent que 40% des enfants scolarités, estimés à un peu plus de 114 000 élèves. Le reste des élèves a été dirigé vers les 7 points de vente agréés. Ces derniers, selon notre information, n’auraient reçu qu’une centaine de livres chacun. Ce qui a provoqué une tension sur le manuel. Secundo, le problème de la surcharge des classes qui refait surface cette année dans certains établissements, comme à l’école de Hassi Saka où on compte 46 élèves par classe. Selon un responsable du secteur, ce phénomène est dû au redoublement des élèves et aux transferts. Cependant, le directeur de l’éducation a affirmé qu’un éclatement des classes concernées aura lieu incessamment. Tercio, les cantines sont encore fermées alors que des élèves sont astreints à des horaires de cours de 8h à 14h. Pas même un repas froid n’est servi à ces bambins. Les enfants des nantis ramènent leurs goûters, tandis que les démunis se contentent d’observer et de retenir leur faim. Dans ce cas, ce sont les APC qui sont mises à l’index. Certes, il s’agit là de la démobilisation de certains élus, qui considèrent déjà que leur mandat électoral a expiré. D’autres se sont défendus en prétendant que le budget alloué, cette année, aux cantines est insuffisant et qu’il s’est soldé par des appels d’offres infructueux. Enfin, arrive au quatrième plan le transport scolaire et la climatisation des classes en cette période où le thermomètre ne descend pas en dessous de 40°C. Là aussi, c’est la faille dans la gestion communale qui remet sur le tapis la défaillance du parc roulant et le prix de l’électricité. Et c’est tout ce lot de problèmes qui a provoqué un tollé chez les parents de certaines localités qui ont catégoriquement refusé d’envoyer leurs progénitures à l’école dans ces conditions extrêmes. Et ce n’est qu’après négociations et promesses des autorités locales, que les enfants ont repris le chemin de l’école.

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