samedi 9 septembre 2017

Dans son plan d’action, le gouvernement s’engage à veiller à préserver la sécurité, la stabilité et l'unité du pays

Le gouvernement veillera à préserver la sécurité, la stabilité et l'unité du pays tout en prônant une lutte continue contre le terrorisme et la poursuite de la politique de Réconciliation nationale, selon le Plan d'action du gouvernement qui sera présenté devant les députés de l'Assemblée populaire nationale (APN).   «Grâce à la politique de Concorde civile et de Réconciliation nationale promue par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, ainsi qu’aux efforts et aux sacrifices de l’Armée nationale populaire (ANP) et des services de sécurité, l’Algérie est désormais classée parmi les pays sûrs à travers le monde. Cependant, les dangers ne sont pas totalement écartés, alors que les menaces se sont diversifiées», note le document, soulignant que «le gouvernement veillera à contenir toute menace à la sécurité de la population et des biens avec une démarche vigilante multidimensionnelle».  Cette démarche consiste en une «lutte continue contre le terrorisme», menée par l’ANP et les services de sécurité, avec un soutien diligent des Pouvoirs publics, la mobilisation de la vigilance de la population en appui aux services de sécurité ainsi que «la poursuite de la politique de Réconciliation nationale, en direction de tout citoyen égaré qui accepterait de rompre avec le crime et de revenir dans les rangs de la Nation».            Par ailleurs, le gouvernement s’emploiera à mettre en œuvre des mesures et dispositions «préventives» en vue de prémunir la jeunesse contre toutes les formes de radicalisation, de déviation et d’extrémisme, le maintien de la vigilance aux frontières, pour «prévenir toute menace provenant des foyers d’instabilité dans notre voisinage ainsi que de la jonction du terrorisme avec le crime transfrontalier». Le document explique que «la lutte résolue contre le trafic de drogue qui se déverse sur le pays à partir du voisinage, sera accompagnée par la réquisition de peines sévères contre les trafiquants de drogue qui minent la société algérienne et notamment la jeunesse. Il mènera aussi une politique de répression de la contrebande et du blanchiment d’argent qui contribuent aussi au financement du terrorisme et du crime organisé. Le texte précise aussi que «le gouvernement maintiendra son attention et sa sollicitude au bénéfice des victimes du terrorisme et des citoyens ayant pris part à la sauvegarde du pays face à la barbarie terroriste» et poursuivra «la mise en œuvre des dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale au profit des familles éprouvées par la Tragédie nationale». Dans son plan d'action le gouvernement note que «la Charte pour la paix et la réconciliation nationale proclame que le peuple algérien n’acceptera plus jamais la manipulation de la religion contre la sécurité, la stabilité et l’unité de notre pays», relevant ainsi que «des dispositions législatives existent pour contrer tout glissement dans cette direction». En ce sens, «le gouvernement veillera avec fermeté à la protection des mosquées et des imams, à préserver la société, avec la force de la Loi, de toute tentative de semer la confusion en son sein, par le fait de sectes et de groupuscules religieux étrangers à nos riches traditions musulmanes». Dialogue avec les partis politiques sur les questions concernant les citoyens Pour ce qui est de la préservation de la sécurité et de l'ordre publics, le recours à la violence individuelle ou en groupe, la criminalité, les troubles à l’ordre public et toute autre forme d’atteinte à la loi seront contenus par la prévention et la sensibilisation civiques, par l’intervention de la Gendarmerie Nationale et de la Sûreté Nationale.  «A ce titre, la lutte contre les enlèvements criminels des personnes et notamment des enfants, fera l’objet d’une grande détermination des pouvoirs publics, et de l’application des dispositions pénales les plus fermes». L’Algérie qui dispose d’institutions politiques démocratiques stables et légitimées, de la base au sommet de l’Etat, par le peuple souverain, grâce au recours aux urnes toutes les cinq années, est dotée d’une Constitution et d’une législation qui favorisent l’épanouissement du pluralisme politique. En ce sens, le gouvernement «encouragera» une vie politique et associative dynamique à travers le pays, est-il mentionné dans ce plan d'action.  «De plus, à travers le dialogue entre les administrations nationales et locales, les Pouvoirs publics, œuvreront à «rallier les acteurs concernés au respect de la législation et de la réglementation qui régulent notamment, les manifestations sur la voie publique».                                                              Dans ce sens, le document souligne que «le gouvernement demeurera disponible pour le dialogue avec les partis politiques, autour des questions concernant les citoyens» et veillera à «réunir toutes les conditions prévues par la Loi», pour l’organisation des élections des Assemblées populaires communales et des Assemblées populaires de wilayas du mois de novembre prochain, «dans la tranquillité, la sérénité, et la transparence».  A cette même fin, la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE) bénéficiera de tout appui ou moyens qu’elle sollicitera, pour le bon accomplissement de sa mission constitutionnelle, rassure encore le gouvernement.                                                               Les difficultés financières imposées par la chute sévère des prix des hydrocarbures sur le marché mondial, interpellent la société algérienne à se mobiliser à l’effet de poursuivre son processus de développement économique et social. Dans ce sillage, le gouvernement cultivera un «dialogue soutenu» avec ses partenaires économiques et sociaux, dans l'esprit du Pacte national économique et social de croissance. Pour ce qui est du renforcement de l'unité nationale, l'Exécutif entend «ne ménager aucun effort» dans ce sens et ce, en confortant la place des composantes de l’identité nationale, alors que la promotion de l’Islam, religion de l’Etat, se poursuivra à travers la mission du secteur des Affaires religieuses et des Wakfs, avec notamment la prise en charge de la formation des imams, la construction et l’entretien des mosquées, dont l’emblématique Grande Mosquée d’Alger. Dans le même registre, le Haut Conseil Islamique (HCI) disposera des moyens nécessaires au bon accomplissement de sa mission. Les Pouvoirs publics veilleront également à encourager et soutenir l’action des Zaouias, notamment pour concourir à la préservation et au respect des pratiques religieuses ancestrales du peuple algérien. Ils veilleront en outre au respect des dispositions de la Constitution concernant la pratique des autres religions du Livre en Algérie, dans la transparence et dans le cadre de la Législation pertinente, précise encore le document. Le gouvernement œuvre aussi au renforcement de la place de la langue arabe en dotant notamment le Haut conseil de la langue arabe des moyens d’accomplir pleinement ses missions constitutionnelles. La promotion de Tamazight langue nationale et officielle sera accompagnée par le gouvernement, avec l’élargissement et la poursuite de son enseignement à travers les wilayas du pays.  Selon le plan d'action du gouvernement, le Haut commissariat à l’Amazighité sera soutenu dans à sa mission, alors qu'un projet de loi organique sera présenté au Parlement pour fixer les modalités de mise en place et de fonctionnement de l’Académie algérienne de la langue amazighe, instituée par la Constitution et placée auprès du Président de la République. Il s’agira aussi pour le gouvernement de veiller à la «promotion active» de l’écriture de l’Histoire, de son enseignement aux jeunes générations, ainsi que sa vulgarisation et de «conforter le rejet par la société, de tout projet dont l’objectif serait l’atteinte à l’unité du pays». Ainsi le gouvernement œuvrera, à la préservation de l’unité du pays, par la sensibilisation citoyenne qu’il encouragera, «y compris auprès de la classe politique et de la société civile». Il s’attèlera aussi à «consolider les liens entre l’Algérie et ses ressortissants établis à l’étranger, ainsi qu’à mobiliser leur concours au développement national»        «Des ponts et des relais seront développés en direction de nos compatriotes établis à l’étranger, y compris par des filiales de banques algériennes et des représentations de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie, ainsi que par le biais de nos représentations diplomatiques et consulaires, à l’effet de mobiliser leur contribution volontaire au développement économique et scientifique du pays. Des incitations seront mises en place à cet effet», selon le document. Une politique étrangère basée sur une diplomatie dynamique, contribuant à la paix et la défense des causes justes  Le plan d'action du gouvernement accorde une place privilégiée à la politique étrangère de l'Algérie, axée sur la «poursuite d'une diplomatie dynamique», mettant l'accent sur l'«affirmation de la souveraineté du pays, la contribution à la paix, la défense des causes justes, la promotion de la fraternité et le développement de relations de coopération». «La promotion de la place et du rôle de l'Algérie dans le monde, demeureront une mission permanente du gouvernement sous la direction du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avec comme constante : l'affirmation de la souveraineté du pays, la contribution à la paix et à la sécurité internationale, la défense des causes justes des peuples qui luttent et militent pour le recouvrement de leur droits fondamentaux», précise notamment le document portant plan d'action du gouvernement qui sera bientôt présenté par le Premier ministre devant les députés de l'Assemblée populaire nationale (APN). Le document mentionne dans le même contexte, «la promotion de la fraternité, de l'amitié, de la coopération et du bon voisinage dans nos espaces d'appartenance ainsi que le développement de relations de coopération avec nos partenaires sur la base d'intérêts partagés et la promotion des intérêts économiques à l'étranger». Le plan d'action consacre, en outre, des chapitres à la politique étrangère «au niveau du Maghreb», «Dans le reste du monde arabe», «Au Sahel», «Au sein de la communauté islamique», «Dans l'espace méditerranéen», «Avec l'Union européenne» et «Avec le reste de la communauté internationale». Pour ce qui est du Maghreb, lit-on dans la programme du gouvernement, l'Algérie demeurera engagée pour la construction de l'Union du Maghreb arabe, tout en continuant également de soutenir les efforts de l'Onu pour une «solution juste et définitive à la question du Sahara occidental débouchant sur l'autodétermination du peuple de ce territoire». Dans le même chapitre, il est également évoqué l'appui continu de l'Algérie aux efforts du Représentant spécial de l'Onu pour la Libye, en vue d'«une rapide restauration de la paix, de la sécurité et de la réconciliation nationale au profit du peuple libyen frère, dans la préservation de l'intégrité territoriale, de l'unité et de la souveraineté nationale de ce pays».   Au plan bilatéral, au niveau du Maghreb, l'Algérie poursuivra l'édification de relations de dialogue, de fraternité, de solidarité, de coopération et de bon voisinage, des «relations qu'elle espère voir s'élargir à tous ses voisins maghrébins, dans le respect de la légalité internationale». Pour ce qui est du monde arabe, le document souligne que l'Algérie demeurera «engagée pour le renforcement de l'unité, et de l'action arabe commune» notamment au sein de la Ligue arabe. «Elle (l'Algérie) ne ménagera également pas son concours pour le règlement des conflits et des tensions au sein de la nation arabe, dans le respect de la souveraineté de chaque Etat et dans la fidélité à ses principes de non ingérence». «La cause palestinienne demeurera celle de l'Algérie, fidèle à son devoir de solidarité envers le peuple palestinien frère en lutte pour la restauration de ses droits inaliénables à son Etat indépendant et souverain avec El Qods comme capitale». En ce qui concerne le Sahel, l'Algérie réitère sa solidarité avec les pays de la région, en continuant également d'assumer pleinement ses «obligations découlant de l'accord de paix et de réconciliation au Mali».  En outre, l'Algérie, souligne le document, demeurera «activement solidaire» de tous les pays de la région sahélienne dans la lutte contre le terrorisme et le crime transnational, et dans l'édification du développement... Le plan d'action, ajoute qu'ailleurs en Afrique, l'Algérie «sera toujours active au sein de l'Union africaine, au service de l'unité et de l'intégration du continent», et souligne que dans l'espace méditerranéen, l'Algérie est un pays partenaire dynamique pour la promotion de la paix, du dialogue et de la coopération..», mentionnant, par ailleurs, qu'avec l'union européenne elle continuera à travailler pour la «concrétisation de l'association qu'elle a contracté avec cet ensemble économique», comme elle participera également à «un dialogue politique et stratégique actif...» et cultivera aussi des «relations bilatérales avec les Etats membre de l'UE sur la base de la volonté et de la disponibilité réciproques, et dans le cadre d'intérêts mutuels équitables». Avant d'affirmer que l'Algérie veillera sur «la protection de ses ressortissants à l'étranger et le resserrement de ses liens avec sa communauté nationale établie à l'étranger», le programme du gouvernement a mentionné que le pays, dans ses relations avec le reste de la communauté internationale, «est attaché à la Charte de l'Onu et à la préservation de la paix et de la sécurité internationales. Elle (l'Algérie) sera également un membre actif du Forum mondial contre le terrorisme, et contribuera aussi au raffermissement de la coopération internationale contre ce fléau».       «Au plan bilatéral, l'Algérie continuera d'entretenir les relations d'amitié traditionnelles, de dialogue et coopération dynamiques qu'elle a nouée avec ses partenaires, sur le continent européen, en Asie et en Amériques», lit-on également dans le document.


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