samedi 22 juillet 2017

Nouvelles sanctions pour combattre le terrorisme

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité la résolution 2368, dans laquelle il détaille les types de sanctions s’appliquant aux organisations terroristes, dont le groupe autoproclamé Etat islamique (EI/Daech) et Al Qaîda, et qui touche également les personnes, groupes, entreprises et entités qui leur sont associés, rapporte l’APS. La résolution 2368 comprend 105 paragraphes opérationnels et trois annexes. Le Conseil demande aux Etats de prendre des mesures de gel des avoirs, d’interdiction de voyager et d’embargo sur les armes et a défini les critères d’inscription sur la liste des personnes et entités associées à ces organisations terroristes. Par ailleurs, le Conseil de sécurité tire la sonnette d’alarme et se dit préoccupé par le fait que les dernières résolutions restent lettre morte au vu du nombre insuffisant de rapports présentés au Comité contre le terrorisme (CTC). L’autre sujet largement traité dans cette résolution : le financement du terrorisme. Sur ce point, le Conseil de sécurité engage vivement tous les Etats membres à appliquer les quarante recommandations révisées du Groupe d’action financière (GAFI) sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et sur le financement du terrorisme et de la prolifération des armes. Ainsi, deux groupes armés syriens, deux sociétés de transfert d’argent et quatre personnes placés sur la liste noire des sanctions pour des liens présumés avec les groupes terroristes Daech et Al Qaîda, ont été rajoutés dans l’annexe d’une résolution rédigée par les Etats-Unis sur la lutte contre le terrorisme, adoptée à l’unanimité par le Conseil. Les deux groupes visés sont Jaysh Khalid Ibn al Waleed et Jund Al Aqsa, liés à Daech, après avoir été précédemment liés à l’ex-Front Al Nosra, aujourd’hui Fateh Al Cham, proche d’Al Qaîda. Le premier est actif dans le sud de la Syrie, alors que les éléments du second groupe terroriste ont été chassés de la province d’Idlib au début de l’année et opèrent maintenant dans le bastion de l’EI à Raqqa. Les deux groupes sont considérés comme des acteurs mineurs dans le conflit syrien, devenu de plus en plus complexe et impliquant une myriade de groupes terroristes. La société Hanifa Money Exchange Office, située à Albu Kamal, en Syrie, a également été placée sous sanctions, tout comme la société de transfert d’argent Selselat Al Thahab basée en Syrie, accusées d’avoir transféré de l’argent au nom de l’EI. Deux individus qui ont opéré en Indonésie — Oman Rocham et Muhammad Bahrun Naim Anggih Tamtomo, qui est maintenant basé en Syrie — se trouvent sur la liste pour leur participation à des attentats terroristes. Deux hommes qui ont été actifs dans la région du Caucase et en Syrie — Malik Ruslanovich Barkhanoev et Murad Iraklievich Margoshvili — ont également été ajoutés à cette liste de sanctions qui comprend déjà 252 individus et 76 entités, accusés de liens supposés avec l’EI et Al Qaîda et faisant l’objet d’un gel des avoirs et d’une interdiction de voyager.  

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