lundi 10 juillet 2017

«Nous avons limité le prosélytisme d’Al Ahmadiya»

Le dossier d’Al Ahmadiya est à notre niveau clos. Il est actuellement entre les mains des services de sécurité et de la justice. Pour nous, il n’est plus un souci doctrinal national», a rassuré le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, lors de son passage, hier, au forum du journal El Moudjahid. Les agissements des adeptes de cette doctrine ont été limités. «Nous avons limité leur agissement et le prosélytisme d’Al Ahmadiya. Actuellement c’est la justice qui est en train de gérer la situation en référence aux lois de la République.» Mohamed Aïssa est convaincu qu’Al Ahmadiya est actionnée par une main étrangère. Seulement, le ministre a refusé de l’identifier, arguant qu’il n’est pas de ses prérogatives de révéler les noms de ceux qui cherchent à semer la division entre les Algériens. «Cette main étrangère existe et un véritable complot a été déjoué par les services de sécurité qui ont remonté la filière et ont décelé les visés et les objectifs d’Al Ahmadiya. D’ailleurs, nous savons tous que le pôle qui gère Al Ahmadiya en Algérie et au Maghreb, c’est Haïfa, Israël», tranche le ministre qui cite une série de griefs retenus contre les adeptes d’Al Ahmadiya. Ils sont poursuivis, dit-il, pour notamment la collecte de dons, en dehors du cadre légal, leur adhésion à une association non agréée, la pratique religieuse dans des lieux non appropriées...… Pour le ministre, toute personne qui bafoue les lois de la République est passible de poursuites, il explique que même des imams relevant de la tutelle ont été poursuivis pour ce chef d’accusation. Evoquant le projet de la Grande Mosquée d’Alger, le ministre annonce la finalisation de la salle des prières avant décembre 2017, mais son ouverture au public relève d’une décision politique.   Renégociation des quotas du hadj Par ailleurs, le ministre s’est longtemps attardé sur le hadj et les nouveautés introduites cette année. Mohamed Aïssa a affirmé que l’Etat devrait, à partir de 2018, renégocier son quota de hadjis avec les autorités saoudiennes, et ce, en tenant compte du nouveau développement démographique de l’Algérie. Selon le ministre et à l’exception de quelques petits soucis qui ont été pris en charge à temps, la saison du hadj 2016 a été une réussite. Mais étant intransigeant avec les personnes incompétentes, le ministre a mis fin aux fonctions de quatre encadreurs du hadj. Mohamed Aïssa a annoncé justement qu’une rencontre se tiendra aujourd’hui pour finaliser toutes les dispositions relatives à la saison du hadj. Cette année, les pèlerins auront droit à «un processus électronique» en plus d’un «nouveau portail» qui sera mis à la disposition des familles des hadjis afin qu’elles puisent suivre de très près leurs proches. Pour ce qui est du coût du hadj, le ministre a indiqué qu’il a été fixé à 496 000 DA. C’est d’après lui, le coût le plus bas comparé aux autres pays arabes, «l’Etat subventionne l’opération en soutenant le transport et la prise en charge sanitaire. La chambre ne doit pas contenir plus de cinq hadjis. 65% des pèlerins sont de vieilles personnes et 35% sont des jeunes», précise le ministre. Interrogé sur le mouvement de grève qu’envisage d’observer les travailleurs d’Air Algérie, le ministre est catégorique : «Rien ne peut entraver le hadj qui constitue une priorité nationale.»  

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