lundi 24 juillet 2017

L’intersyndicale contre la suppression des subventions

L’intersyndicale maintient ses revendications ayant fait, plusieurs mois durant, l’objet de manifestations,  de grèves et conférences, à savoir la révision de la loi sur la retraite, avec le rétablissement de la clause liée à la possibilité de départ en retraite après 32 ans de service, dans le cadre de la retraite anticipée. L’intersyndicale, regroupant une dizaine d’organisations syndicales de plusieurs secteurs de la Fonction publique et du domaine économique, redoute les conséquences de «l’abandon des pouvoirs de la politique sociale en faveur d’une politique protectrice d’une minorité qui s’enrichit davantage». Réunis en session ordinaire, les délégués de l’intersyndicale, tout en exprimant leur disponibilité à toute forme de dialogue «responsable et constructif», rejettent «le dialogue de conjoncture ne visant qu’à gagner du temps pour absorber la colère des travailleurs». L’intersyndicale maintient ses revendications ayant fait, plusieurs mois durant, l’objet de manifestations, de grèves et conférences, à savoir la révision de la loi sur la retraite, avec le rétablissement de la clause liée à la possibilité de départ en retraite après 32 ans de service, dans le cadre de la retraite anticipée. Il s’agit également du rejet du nouveau code du travail, dont une copie a été remise aux syndicats, et qui consacre, selon l’intersyndicale, le recul sur plusieurs acquis sociaux et syndicaux. L’intersyndicale maintient également sa revendication concernant des menaces de protection du pouvoir d’achat des travailleurs, dans ce contexte de crise qui frappe l’économie du pays, et en «l’absence d’un plan d’action efficace». Dans la déclaration sanctionnant les travaux de cette rencontre, l’intersyndicale plaide pour le dialogue pour «le maintien de la cohésion nationale et sociale». Les syndicats autonomes, qui ont passé l’année dernière à crier la colère des travailleurs concernant la suppression de la retraite anticipée, dénoncent «l’opacité» du programme du gouvernement concernant plusieurs questions liées au monde de l’emploi, du travail et des acquis sociaux, «avec les prémices de l’abandon progressif de la protection sociale et de la politique des subventions dans plusieurs domaines», lit-on dans la déclaration rendue publique samedi. L’intersyndicale dénonce la politique adoptée par les pouvoirs publics concernant l’abandon progressif de l’Etat social «en faveur de la catégorie de la minorité riche qui s’enrichit davantage et contre la couche moyenne dont le pouvoir d’achat ne cesse de baisser, atteignant des seuils de pauvreté alarmants». Les syndicats autonomes considèrent que le gouvernement poursuit sa politique d’encouragement de l’emploi précaire, en l’absence de mécanismes pouvant garantir les droits des travailleurs et protéger leur pouvoir d’achat. L’intersyndicale prévient contre l’atteinte aux transferts sociaux et à la suppression des subventions, comme solutions à la crise, et exprime sa détermination à défendre les acquis des travailleurs «en l’absence d’autres voies protectrices de leur pouvoir d’achat». Ces syndicats plaident pour une véritable politique de recouvrement des impôts, rationalisation de l’exploitation des ressources naturelles ainsi que la réforme de la finance.    

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