mardi 11 juillet 2017

Le Conseil des enseignants ne veut pas y prendre part

Le Conseil des enseignants des lycées d’Algérie annonce son refus de participer à cette session, comme il décline toute responsabilité concernant les retombées de cette décision qui constitue un précédent grave dans les annales du baccalauréat. Le Conseil des enseignants des lycées d’Algérie (CELA) rejette la décision concernant la session spéciale du baccalauréat pour tous les retardataires et les absents de la session de juin 2017, qui sera organisée du 14 au 18 juillet. Ce syndicat, tout en restant prudent sur le choix des mots pour exprimer sa position, a décidé «de ne pas y participer» et refuse de parler de boycott. «Nous avons décidé de ne pas participer aux épreuves, avec un mot d’ordre : refuser les missions de surveillance, d’encadrement, de contrôle ou de correction des épreuves de cette session», souligne Idir Achour, porte-parole de ce syndicat qui vient de tenir une session ordinaire de son conseil national à Tipasa. Pour le Cela, la décision d’organiser une session spéciale au profit de tous les absents et retardataires est «une mesure politique et non pédagogique et n’a pas été prise par le ministère de l’Education nationale. C’est pour cela que le conseil annonce son refus d’y participer, comme il décline toute responsabilité concernant les retombées de cette décision qui constitue un précédent grave dans les annales du baccalauréat», lit-on dans le communiqué du Cela sanctionnant les travaux de ce conseil. Le syndicat, conscient des retombées de sa position, et qui s’attend à des sanctions contre ses adhérents qui boycotteront les épreuves, préfère avoir «des sanctions administratives qu’une condamnation historique». Pour Idir Achour, «notre syndicat redoute les retombées négatives de la décision antipédagogique prise par la présidence de la République qui ne prend pas en considération l’intérêt de tous les élèves et nous préférons assumer des sanctions administratives plutôt que d’être complices d’une mesure qui ouvrira la brèche à tous les dépassements que des générations continueront à dénoncer.» Le syndicat est favorable à une deuxième session du baccalauréat ouverte à tous les candidats. «Nous nous opposons à toutes les sessions spéciales ou exceptionnelles, mais nous plaidons pour une réforme du baccalauréat avec une deuxième session consacrée à tous les élèves», souligne M. Achour. Le syndicat appelle donc à la réouverture du dossier de la réforme du baccalauréat pour laquelle plusieurs options ont été proposées, dont la session de rattrapage et la prise en compte de la fiche de synthèse. L’occasion était également pour le Cela d’exprimer sa consternation de voir des chefs d’établissement annuler certaines spécialités dans la branche technique mathématiques (TM). «Ceci constitue une forme de grave dépassement et de désobéissance aux recommandations de la ministre de l’Education nationale qui a demandé l’ouverture des 4 spécialités techniques en TM», souligne le Conseil des lycées d’Algérie. «Ce dangereux comportement de ces proviseurs entraînera une diminution des postes budgétaires et constitue une attaque contre la technologie», s’inquiète le même syndicat, indiquant que ces dépassements ont été signalés dans plusieurs wilayas, dont les wilayas de Saïda et d’Alger.

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