mardi 18 juillet 2017

Grogne et démissions

Des militants, à leur tête le président de l’APC d’Alger-Centre, Abdelhakim Bettache, ont jeté l’éponge, hier, dénonçant ce qu’ils qualifient de «pratiques malsaines» et «coups enfantins» orchestrés par certaines personnes avec la complicité du président du parti. Dans sa lettre de démission adressée à Amara Benyounès, A. Bettache, coordinateur du bureau de la wilaya d’Alger du MPA, explique que le secret de toute réussite politique demeure avant tout la lever de toutes formes de blocages, l’instauration du respect mutuel et le rejet de toutes pratiques malsaines. Or, la démission de M. Bettache est motivée par l’existence de ces pratiques malsaines dont les principaux objectifs étaient, selon lui, de «semer la zizanie et porter atteinte à la stabilité du parti au niveau de la fédération d’Alger». Le président de l’APC d’Alger regrette et condamne le silence et surtout la complicité de Amara Benyounès dans cette affaire. «Vous étiez informé de cette situation. Mais vous n’avez point agi pour mettre fin à une sale campagne menée par des opportunistes. En fin de compte, il s’est avéré que vous étiez le principal instigateur de cette campagne que ces mêmes opportunistes ont menée en dénigrant les militants et les cadres du bureau de wilaya d’Alger, tout en portant atteinte aux structures du parti», rétorque Abdelhakim Bettache à l’adresse d’Amara Benyounès, lui rappelant que ces opportunistes ont porté atteinte au parti lors des élections législatives du 4 mai dernier. Le maire d’Alger-Centre accuse Amara Benyounès d’avoir agi en dehors du cadre réglementaire des statuts du parti et de son règlement intérieur. «Vous avez admis, cautionné et validé des pratiques malsaines qui ont porté et qui porteront atteinte au parti», écrit M. Bettache. Cette «campagne menée, orchestrée contre ma personne, contre les cadres et les militants sincères du parti et préparée dans votre bureau, ne pourra jamais m’affecter. Bien au contraire, c’est malheureusement le parti qui accusera un coup sûr et s’exposera à une situation qu’il aurait pu éviter», lâche A. Bettache. Faut-il rappeler que le conflit entre le président de l’APC d’Alger-Centre et le secrétaire général du MPA remonte aux élections législatives du 4 mai. La confection des listes de candidatures a suscité des remous et a failli faire exploser le parti. Abdelhakim Bettache avait alors déposé sa démission, mais Amara Benyounès l’avait refusée. Au cœur du problème, les interférences de certains cadres, dont le frère du secrétaire général du parti, dans les missions du coordinateur, ainsi que la gestion du parti comme étant une affaire familiale. Le conflit s’est enlisé par la suite, notamment après l’épisode du limogeage du ministre du Tourisme, 24 heures après son installation.  

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