mercredi 12 juillet 2017

Enième cri de détresse

Les radiés de l’Armée populaire nationale (anp) menacent de recourir à la manifestation si leurs revendications ne sont pas satisfaites. En effet, ils sont aujourd’hui quelque 3147 radiés de l’ANP qui interpellent les autres autorités du ministère de la Défense, à leur tête le président de la République, afin de revoir leur situation et surtout améliorer leurs conditions sociales. «Nous avons été radiés de l’ANP pour cause d’invalidité due à des maladies, des blessures et atteintes physiques et morales que nous avons tous contractées durant notre exercice, notamment durant la période de la décennie noire. Nous réclamons aujourd’hui notre droit à la retraite militaire ainsi qu’à la prime d’invalidité», explique R. Arar, représentant de la Coordination nationale des radiés de l’armée nationale. Dans une lettre adressée au directeur central des affaires sociales au ministère de tutelle, ils demandent de prendre au sérieux leurs doléances qui se résument en deux points essentiels. Le premier est la réactualisation du registre des maladies professionnelles afin d’éviter le rejet des dossiers, vu que certaines atteintes physiques et/ou morales n’y sont pas inscrites. Le deuxième point est la régularisation de leur situation quant à la retraite militaire et la pension d’invalidité avec effet rétroactif depuis la mise en application de l’arrêté ministériel n°202/2011. Certains d’entre eux demandent également la prise en charge médicale de tous les radiés de l’armée nationale pour des raisons d’invalidité subie durant l’exercice de leurs fonctions au sein de cette haute institution de l’Etat et la régulation de la pension familiale et de la femme au foyer à effet rétroactif. Ces anciens militaires reviennent aujourd’hui à la charge après la réunion du 28 mars dernier tenue par le directeur de la santé militaire à la Caisse centrale des retraites militaires, où ce dernier a donné la situation des retraites et a justement confirmé que le nombre du personnel non assimilé est infime. D’où la demande de ces radié de la non-exclusion de la retraite militaire. Pour rappel, le MDN avait fait état de 74 940 cas recensés par les différents bureaux régionaux des pensions militaires, dont 68 739 avaient bénéficié de l’expertise médicale. Sur ce dernier chiffre, 32 261 cas devaient introduire des recours auprès des bureaux régionaux des pensions militaires, munis des documents médicaux nécessaires, et ce, à partir du 13 mars 2016. Des recours qui semblent ne pas aboutir à une solution définitive de la situation critique de cette catégorie radiée de l’armée nationale.

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