lundi 24 juillet 2017

«Avec la session spéciale du bac, nous avons perdu tout espoir»

- Peut-on faire un premier bilan du pacte de stabilité signé entre le ministère de l’Education nationale et le partenaire social ? Nous n’avons jamais fait référence à ce pacte, et ce, à aucun moment, c’est de l’encre sur du papier. Malheureusement, son application sur le terrain n’a jamais suivi sa signature. Nous n’avons jamais fait référence à ce texte quand il y a litige. - Mme Benghabrit a-t-elle réussi, selon vous, à diagnostiquer les blocages dans le secteur ? Le diagnostic a été fait depuis longtemps, mais il manquait une volonté politique pour mettre en œuvre les solutions adéquates. Il est difficile de changer les mentalités, habituées à un certain rythme et à certains avantages du jour au lendemain. Certains ont acquis la paresse et ont fait de la médiocrité leur cheval de bataille et refusent de lâcher ces privilèges mal acquis. - Etes-vous optimiste quant à l’aboutissement de la réforme promise par Mme Benghabrit ? Pour l’aboutissement de la réforme, nous  au Satef, nous y avons cru un certain moment, mais avec l’affaire des vacances d’hiver et la mascarade de la session spéciale, nous avons perdu tout espoir, car les forces du mal sont plus fortes et impénétrables. La médiocrité continue à être aimée et vénérée, la lumière n’est pas pour demain.

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