jeudi 8 juin 2017

Des enseignantes dénoncent la tyrannie et la maltraitance

Les enseignantes de l’école primaire Hassiba Ben Bouali de la commune de Tamanrasset se sont rassemblées, hier, devant l’enceinte de leur établissement pour exprimer leur ras-le-bol et dénoncer «les pratiques discriminatoires» de la directrice de l’école. Soutenues par l’association des parents d’élèves, qui demande le transfert collectif des enfants vers un autre établissement, les protestataires, entre institutrices et surveillantes, ont égrené un chapelet noir «des exactions quotidiennes» ayant contribué au pourrissement du climat professionnel dans cette école primaire gérée par une responsable novice traitée de tous les noms d’oiseaux. Cette action a été motivée par le laisser-aller et la défaillance primant sur la gestion administrative des dossiers des élèves scolarisés et «le comportement malveillant de la directrice qui use de passe-droits en se permettant de malmener les enseignantes en présence même de leurs élèves», maugrée une institutrice qui regrette ces 28 ans passés au service de l’éducation  nationale.  Arborant des écriteaux où l’on pouvait lire : «L’école est la propriété de tout le monde», «Des enseignantes et surveillantes malmenées par la directrice», «L’équipe pédagogique souffrent de la mauvaise gestion», «Tous pour l’avenir et l’intérêt de nos élèves», les enseignantes mécontentes exigent le départ de la directrice en question et interpellent les autorités compétentes pour l’ouverture d’une enquête en mesure de mettre en relief les incidents fâcheux ayant gravement émaillé leur carrière professionnelle à même de vérifier l’authentification des documents fournis pour pouvoir participer au concours de chefs d’établissement. De graves accusations ont été proférées à l’encontre de la directrice qui s’est arrogée le droit «d’imposer des horaires de travail à sa guise et d’autoriser des congés de maternité en violation de la réglementation en vigueur», pestent les protestataires qui disent avoir saisi la direction de l’éducation à maintes reprises  pour faire part des conditions professionnelles défavorables dans lesquelles elles évoluent depuis l’installation de la nouvelle responsable, il y a moins d’une année. Une commission d’enquête, dont les résultats n’ont toujours pas été connus, a été engagée par la direction de l’éducation, indiquent les protestataires, dont certaines sont menacées de poursuites judiciaires. Nous nous sommes rapprochés de la directrice mise en cause, Fatima Abdou Ali, pour avoir sa version des faits. Elle s’est refusée toute déclaration à la presse. Il faut rappeler que cette protestation intervient à la veille des délibérations des résultats de l’examen de 5e, et risque de perdurer si le problème n’est pas sérieusement pris en charge, menace-t-on.

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