lundi 15 mai 2017

Zoom sur une «success story» de l’industrie agroalimentaire

Un second ouvrage biographique des auteurs T. Hafsi et O. Hemissi vient d’être publié par Casbah Editions. Il est consacré à Amor Benamor. Ce livre retrace l’historique de cette entreprise familiale et son impact dans le développement des entreprises privées algériennes. Après avoir consacré un livre biographique retraçant le parcours professionnel de Issad Rebrab, patron de Cevital, la collection «Les grands bâtisseurs du Maghreb» récidive avec un nouvel ouvrage, Amor Benamor : une réussite algérienne paru chez Casbah Editions. Lors d’une cérémonie organisée hier à Alger, les coauteurs du livre, Taïeb Hafsi, professeur titulaire à HEC Montréal et directeur de la collection, et Omar Hemissi, maître de conférences à l’Ecole supérieure de commerce d’Alger, ont indiqué que leur travail, qui a nécessité pas moins de cinq années de collecte d’informations, de recherche et d’analyse autour du groupe industriel, se veut «un regard sur l’Algérie à travers des entrepreneurs dynamiques et exemplaires». Plus de 260 pages retracent, en effet, le parcours d’une entreprise considéré, aujourd’hui, comme l’une des «success stories» de l’industrie agroalimentaire algérienne pouvant servir d’objet d’enseignement pour les universitaires, mais aussi d’exemple et de modèle pour les jeunes entrepreneurs. «L’exemple des Benamor, parce qu’il constitue une réussite et parce qu’ils ont réussi à la fois à construire leur entreprise et à contribuer puissamment au développement de leur communauté, est un modèle à méditer», lit-on dans la conclusion du livre. Pour Taïeb Hafsi, ce livre qui décrit le parcours du père fondateur et de ses enfants reflète, en quelque sorte, l’histoire de l’économie algérienne. «L’Algérie a essayé de construire son économie du sommet vers la base mais a échoué, alors que l’entreprise privée a réussi à se construire en partant de la base. D’où l’intérêt de donner toute l’importance au local et au principe de la décentralisation», soutient le professeur. Partie de rien, comme l’affirme Laïd Benamor, le patron actuel du groupe, l’entreprise familiale Benamor «a fait de la terre et des fellahs le cœur de tout ce qu’elle a entrepris». Elle est passée d’un commerce passif à une industrie de transformation parvenant, au bout de quelques années, à «révolutionner l’agriculture» (la culture de la tomate notamment) dans la région de Guelma-Annaba. Le groupe s’impose aujourd’hui comme un acteur économique incontournable. Quel est alors le secret de cette réussite ? Le livre le résume en cinq points : un travail concentré sur l’amont agricole, une attention particulière accordée aux agriculteurs, un effort soutenu en matière de responsabilité sociale de l’entreprise, une amélioration continue de l’écosystème dans lequel le groupe évolue, une persévérance et une ambition visant toujours l’excellence. Décliné en quatre parties, l’ouvrage n’a pas manqué de décrire, par ailleurs, le contexte économique dans lequel l’entreprise Benamor est née en 1984. Il expose ainsi l’état du secteur agricole et agroalimentaire de l’époque, tout en revenant sur les circonstances dans lesquelles l’initiative entrepreunariale a pris naissance chez les Benamor. Deux autres parties sont consacrées au recueil des témoignages, regards et impressions des membres de la famille, dont Laïd Benamor, «leader naturel du groupe et guide de la famille». Ce dernier dira, à ce propos, que cet ouvrage se veut «un témoignage qui donne de l’optimisme et de l’espoir à la jeunesse algérienne. A notre époque, c’était plus difficile d’entreprendre. Aujourd’hui, c’est toujours difficile, mais le champ est plus ouvert et il est possible de réussir, de développer le pays, d’entreprendre et de créer de la croissance, à condition de maîtriser son sujet et d’être positif.»  

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