jeudi 4 mai 2017

Qui aura le dernier mot dans la capitale ?

De nombreux partis engagés dans la course à l’APN misent sur un bon score dans cette wilaya. Les élections législatives au niveau de la capitale, s’annoncent très serrées. Circonscription importante en termes de sièges (37) et de nombre d’électeurs (près de deux millions d’inscrits sur le fichier électoral), Alger suscite toutes les convoitises. De nombreux partis engagés dans la course à l’APN misent sur un bon score dans cette wilaya. Pour réaliser cet objectif, chaque formation a sorti ses «meilleures» cartes pour porter les listes à la victoire espérée. C’est le cas du FLN. Après son échec cuisant à Alger en 2012 où il est arrivé en deuxième position avec seulement 18,49% des suffrages, l’ex-parti unique a recruté, pour le scrutin d’aujourd’hui, un ancien ministre, en l’occurrence Sid Ahmed Ferroukhi. Le choix, fait à la dernière minute, a un sens. Le vieux parti veut, dans le cas où il obtient la majorité, placé sa nouvelle recrue à la tête de l’APN, voire plus… Le MSP qui a décroché la première place en 2012 avec 23,01 (score de l’Alliance de l’Algérie verte) veut rééditer l’exploit cette fois-ci encore. Sa liste dans la capitale est conduite par le président du Front du changement (FC), Abdelmadjid Menasra, qui revient au bercail en décidant de dissoudre son jeune parti, après seulement cinq ans d’expérience. Le parti islamiste qui s’échauffe pour revenir au gouvernement, souhaite arracher le maximum de sièges dans cette circonscription pour pouvoir négocier aisément avec les tenants du pouvoir. Habitué à réaliser des résultats importants à Alger, le Parti des travailleurs (PT) a reconduit, pour la énième fois, sa secrétaire générale, Louisa Hanoune. Le PT, troisième en 2012 avec 13,50% des suffrages, espère réaliser, au moins le même score. L’autre président du parti engagé dans cette compétition est celui du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohcine Belabbas. Ayant boycotté les législatives de 2012, ce parti mise également gros sur Alger pour glaner le maximum de sièges. «Pourvu qu’il n’y ait pas de fraude», souligne, confiant, Mohcine Belabbas au cours de  la campagne électorale. Le Front de l’Algérie nouvelle (FAN) a également présenté son président, Djamel Ben Abdessalam, pour tenter de se placer dans le cercle fermé des «partis gagnants» à Alger. Le Front des forces socialistes (FFS), quatrième en 2012 avec 7,48%, a confié sa tête à Salima Ghozali, ancienne conseillère du regretté Hocine Aït Ahmed. Ce parti souhaite, lui aussi, créer la surprise dans cette circonscription. Contrairement à 2012, le nombre de listes de candidatures à Alger a nettement baissé. La contrainte de la collecte des signatures des électeurs a empêché de nombreuses formations de prendre part à la compétition à Alger. Ce fait permettra d’éviter, peut-être, un appariement des voix des électeurs. Des surprises ne sont pas à écarter…     

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire