lundi 22 mai 2017

Les atermoiements du ministère de tutelle

Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale ne veut vraisemblablement pas se précipiter pour trancher la question de la légitimité du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES).  Il temporise avant de délivrer le certificat de conformité à chacun des deux bureaux du syndicat, l’un élu à Constantine en décembre 2016, l’autre à Alger en janvier 2017.  Cette duplicité, faut-il le rappeler, a été à l’origine de la suspension de leurs activités syndicales, en février dernier, par le ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar. Le CNES-aile Milat, issu du congrès de Constantine, a tenu, dimanche 14 mai, un sit-in devant le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale pour réclamer son certificat de conformité. Cinq mois se sont déjà écoulés depuis que le CNES a déposé son dossier du cinquième congrès auprès du ministère du Travail.    Ce dernier se mure toujours dans un silence incompréhensible, et ce, malgré les quatre correspondances qui lui ont été adressées par le syndicat (deux par le biais du bureau national et deux autres via son avocat), réclamant le certificat de conformité du Congrès tenu les 8, 9 et 10 décembre 2016 à Constantine.  «Il est à noter que selon la règlementation et les lois de la République en vigueur, un délai maximal de soixante jours est accordé au ministère en question pour émettre son avis au sujet de la conformité du dossier déposé, faute de quoi le syndicat accède d’office et par la force de loi au certificat de conformité», a expliqué Abdelhafid Milat.    Toujours selon notre interlocuteur, le jour même du rassemblement, il sera reçu avec deux autres membres de son bureau au ministère de tutelle sur demande du directeur des relations générales au niveau de ce dernier, et ce, pour débattre de la question cruciale de la conformité… «Notre vis-à-vis nous a exprimé la difficulté d’octroyer ce certificat pour la simple raison que, selon lui, deux congrès se sont tenus et deux parties de la même structure syndicale se le contestent», dira Abdelhafid Milat dont le bureau n’a pas eu pour l’heure gain de cause, mais arrachera une promesse  auprès du représentant du département de Mohamed El Ghazi. «Les deux parties se sont enfin entendues sur un délai accordé au ministère pour régler définitivement cette question, surtout que les militants du CNES à la base sont en effervescence et considèrent l’attitude du ministère comme une atteinte flagrante à la liberté d’exercice syndical», a ajouté ce dernier. Et d’avertir que «l’option de l’escalade serait envisageable si le ministère du Travail de l’Emploi et de la Sécurité sociale ne renonce pas à sa politique de la sourde oreille».  Dans les faits, il est prévu la tenue, dans les prochains jours, voire semaines, d’un conseil national extraordinaire pour débattre «des mesures plus décisives à entreprendre à l’échelle nationale».    p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 10.5px; font: 24.5px MetaPro} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 10.5px; font: 10.5px Helvetica} p.p3 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 10.5px; font: 10.5px Helvetica; min-height: 12.0px} span.s1 {letter-spacing: 0.5px} span.s2 {letter-spacing: 0.1px} span.Apple-tab-span {white-space:pre}

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