samedi 13 mai 2017

La nécessité de revenir vers le tout naturel

Selon le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, de l’Office national des statistiques et autres organismes et associations médicales, 50% des Algériens âgés entre 35 et 70 ans sont obèses, 12% des enfants âgés entre 12 et 18 mois le sont également. Le mode de vie des Algériens a évolué. Les femmes sont de plus en plus actives et le temps leur fait cruellement défaut pour préparer des plats à la manière traditionnelle. Ceci, avec en contrepartie l’émergence de «l’alimentation de rue», à savoir une grande dominance des plats préparés, des sandwichs et autres fast-foods. Devant cet état de fait, les professionnels de la santé et les nutritionnistes sont formels : l’heure est grave et il est plus que nécessaire de revenir à un mode de vie sain et naturel. Cette sonnette d’alarme est justifiée par les chiffres effrayants de la santé en Algérie. Selon le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, de l’Office national des statistiques et autres organismes et associations médicales, 50% des Algériens âgés entre 35 et 70 ans sont obèses, 12% des enfants âgés entre 12 et 18 mois le sont également. L’Algérie compte par ailleurs 480 000 cas de cancer avec une augmentation prévisionnelle de 50 000 nouveaux cas durant l’année en cours, 12% de la population algérienne est diabétique et 40% sont hypertendus, dont 50% l’ignorent. Le stress, un facteur aidant En plus du mode de vie contraignant au junk food, le stress est aujourd’hui omniprésent chez tout Algérien. Certes, ce n’est pas un phénomène typique à notre société, mais cela n’exclut pas son importance dans les troubles sociétaux et surtout sur l’organisme. Les études le prouvent : il est la cause principale de maladies chroniques telles que le diabète, le cancer, l’hypertension, les problèmes digestifs, l’ulcère et bien d’autres pathologies. Selon le Dr Ilyes Baghli, président de la Société algérienne de nutrition et de médecine orthomoléculaire (Sanmo), il est aujourd’hui impératif de gérer le stress. «Cette nécessité n’est pas une nouveauté, mais c’est son application sur le terrain et sur soi-même qui est indispensable pour le bien-être de notre organisme et de notre mental. Il faut savoir se réconcilier avec soi-même et garder à l’esprit les choses les plus essentielles qui rendent notre quotidien meilleur», déclare-t-il en marge de la tenue du 30e Séminaire international de la Sanmo, qui se tient depuis hier à aujourd’hui à l’Ecole supérieure de la sécurité sociale à Alger. Les éminents professeurs participant à cette édition, dont les professeurs Mustapha Oumouna, Jean-Bernard Fourtillan, Henri Joyeux et Christine Bouguet Joyeux, ont convergé vers une même optique : aller vers une bonne hygiène de vie. Celle-ci implique un meilleur sommeil, une alimentation saine et équilibrée, la gestion du stress en optimisant la place des bonnes choses dans la vie et faire le plein de vitamines. Cette recommandation vient au bon moment, puisque les Algériens, tout comme le reste des musulmans, vont accueillir dans moins de 15 jours le mois de Ramadhan, connu malheureusement pour tous les excès. Le Pr Henri Joyeux a dit dans ce sens que le jeûne est très bénéfique pour le corps humain, à condition de ne pas engloutir 4000 calories en l’espace de quelques heures après le crépuscule. A bon entendeur !                   

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