jeudi 11 mai 2017

La CNAS s’engage à sensibiliser le diabétique et l'hypertendu aux mécanismes d'accompagnement durant le mois de Ramadhan

Les différentes agences de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS), a reçu des instructions pour intensifier et poursuivre la sensibilisation des assurés présentant un diabète ou une hypertension artérielle aux mécanismes d'accompagnement tout au long du mois de Ramadhan, est-il appris jeudi à Alger de responsables de cette structure. L'opération de sensibilisation s'inscrit dans le cadre du plan lancé à l'occasion du mois de Ramadhan 2016 par la CNAS. Le directeur général de la CNAS, Hassen Tidjani Haddam, a donné instruction pour consacrer cette année, plus de temps aux assurés sociaux pour expliquer les différents mécanismes et mesures susceptibles de faciliter le suivi de leur état de santé et les moyens de prévention des complications notamment pendant le jeûne, a déclaré Azouaou Karim, sous-directeur des prestations à l'occasion de la Journée mondiale de l'hypertension artérielle organisée au centre culturel 11 décembre 1960 à Belcourt. Il a affirmé que les médecins travaillant dans les différentes agences de la capitale veilleront au respect des instructions de la Direction générale et accueilleront les diabétiques et hypertendus pour un éclairage sur les mesures d'accompagnement médical, l'importance de la carte Chifa et d'autres détails sur la Convention que le médecin traitant peut conclure avec la CNAS en vue d'une prise en charge optimale du malade.  Actuellement, la CNAS couvre une assurance totale en direction du diabétique et une couverture à raison de 80% pour les hypertendus classés dans la catégorie (HTA), a-t-il poursuivi avant de rappeler qu'il existait un contrôle permanent du dossier du malade dans le but de surveiller son état de santé et augmenter le taux d'assurance pour certains cas d'hypertension qui requièrent une prise en charge totale. D'autre part, le Dr. Mekhbat Abdelkader, médecin chef de la CNAS Alger, a précisé que le diabétique et l'hypertendu doivent prendre conscience de la nécessité d'un médecin de famille comme c'était le cas durant les années précédentes.  Cette mesure prémunit le malade des avis différents et divergents et lui assure un suivi du dossier par son agence des assurance sociales, a--til argué.  Dans son intervention, Dr. Fethi Benachenhou a tenté d'expliquer aux présents les comportements négatifs pouvant mener à des complications désastreuses et le rapport entre le diabète et l'hypertension artérielle.  Il a insisté tout d'abord sur la réduction de consommation de pain de manière à ne pas dépasser une ration quotidienne de 150 grammes comme c'est l'usage dans les pays développés, soulignant la consommation excessive par la famille algérienne de "boissons sucrées" durant le mois de Ramadhan.  Il a fait remarquer à ce propos, que la diversification des marques augmentait le risque d'affection même pour les non malades, grands et petits, mettant en garde contre les différentes marques de boissons qui sont, selon lui, un véritable "piège" notamment pendant ce mois sacré.  En revanche, Dr. Benachenhou a recommandé la consommation des fruits à l'état nature sans recourir à chaque fois à les presser pour un meilleur apport en vitamines. Cela, a-t-il dit, réduit l'apport en fibres existants dans le fruit en question qui permettent eux, à ralentir l'absorption de fructose et donc un meilleur contrôle de la glycémie.  Il a par ailleurs, appelé les médecins à faire montre d'assiduité lors la distribution des glucomètres, estimant que cela était un "gaspillage" surtout que ces appareils sont remis gracieusement.  Il a mis en garde les non diabétiques de ne pas utiliser ces glucomètres pour connaitre leur taux de glucose, ajoutant que le meilleur moyen restait  les analyses de sang conformément à  un protocole médical bien établi. APS 


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