dimanche 21 mai 2017

Des dizaines de militants arrêtés à Bouira : La marche du MAK empêchée

Des barrages filtrants ont été installés sur le tronçon autoroutier Est-Ouest. La marche à laquelle a appelé le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK), prévue pour hier, dans la ville de Bouira, a été réprimée par les services de sécurité. Une centaine de militants, dont des étudiants, ont été arrêtés. Une forte mobilisation des services de l’ordre a été constatée à travers les quartiers du chef-lieu de wilaya. Toutes les entrées menant au centre-ville étaient sous haute surveillance. Depuis l’annonce du MAK concernant l’organisation de cette marche, (Tuvirett d taqvaylit, Bouira Kabyle», un énorme dispositif des services de police et de la Gendarmerie nationale a été déployé à travers plusieurs quartiers et à proximité de l’université Akli Mohand Oulhadj, a-t-on constaté. Des barrages filtrants ont été également installés sur l’autoroute Est-Ouest, a révélé une source sécuritaire qui a indiqué que des dizaines de personnes ont été interpellées. A proximité de la cour de justice où des renforts antiémeute ont été mis en place, une trentaine d’étudiants et de militants du Mouvement de Ferhat M’henni ont été interpellés et embarqués vers les commissariats, a-t-on constaté sur place. Des échauffourées entre militants du mouvement en question et services de l’ordre ont éclaté. Des policiers en civil déployés en nombre important ont aussi interpellé des militants dans des cafétérias, sises non loin du campus universitaire. Une source sécuritaire a révélé que le nombre de personnes arrêtées a dépassé la centaine. A Raffour, localité située à 50 km à l’est de Bouira, des manifestants ont barré le tronçon de la RN15 à l’aide de pneus enflammés et de troncs d’arbres. La route a été libérée après l’intervention des services de la gendarmerie nationale. Un climat de tension règne au niveau de cette région. C’est la deuxième fois que les militants du MAK sont interdits de marcher dans les rues de Bouira. Le 20 avril dernier, les forces de sécurité ont empêché des étudiants de sortir du campus afin de prendre part à la marche populaire entrant dans le cadre des festivités commémoratives du Printemps berbère. Des dizaines d’arrestations avaient été opérées.

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