lundi 15 mai 2017

cnas : La bureaucratie tout en couleurs

De nombreux pharmaciens installés dans le quartier de Bir Mourad Raïs se plaignent du rejet systématique par les services  de la CNAS des dossiers de remboursement de médicaments acquis par des clients au moyen de leur carte chifa. Le motif avancé par la CNAS est l’utilisation par les médecins prescripteurs qui ont rédigé les ordonnances avec des couleurs d’encre différentes. Les médecins ont commencé à écrire en noir, mais sans doute, parce qu’ils avaient épuisé l’encre initiale de leur stylo, ces derniers ont poursuivi la rédaction de leurs prescriptions dans la couleur bleue du stylo disponible. L’employé de la CNAS rejette de ce fait le dossier de remboursement, en mentionnant au bas d’un document, comme nous l’a concrètement exhibé un pharmacien, «Dossier rejeté en raison d’écritures de couleurs différentes». Commence alors le calvaire pour les pharmaciens, qui doivent contacter les médecins ou les patients concernés à l’effet de leur fournir des ordonnances rédigées avec une seule couleur, ou, lorsque l’écriture n’est pas trop longue, apposer leur cachet professionnel sur les écritures dont la couleur ne convient pas. Ce qui n’est évidemment pas facile compte tenu de l’éloignement et de l’indisponibilité des médecins concernés. Les pharmaciens ayant fait l’objet de ces rejets insolites s’interrogent alors sur le bien- fondé de ce geste bureaucratique tout en couleurs qui n’obéit à aucune loi, aucune réglementation connue. Est-il seulement le fait d’un bureaucrate zélé et sans contrôle, s’interrogent-ils ? Y a t-il une réglementation que les pharmaciens ne connaissent pas et que ce ou ces agents de la CNAS sont les seuls à connaître et à appliquer avec autant de zèle ? La direction générale de la CNAS devrait s’intéresser à ce genre de dépassement qui la discrédite aux yeux de l’opinion publique. Une enquête devrait être diligentée à l’effet d’en déterminer les responsabilités et sévir si nécessaire.  

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