jeudi 13 avril 2017

Une avocate engagée conduit la première liste féminine aux législatives

Son engagement sans faille pour son parti, le FNA, son courage et ses solides convictions politiques ont fini par être récompensés. Il s’agit de l’avocate et présidente du bureau de wilaya du Front national algérien (FNA) à Chlef, Bousseka Khadoudja, 38 ans, qui se voit ainsi confier la responsabilité de conduire la première liste féminine aux élections du prochain Parlement, une initiative originale et unique dans le pays. Elle a créé l’événement en présentant une liste composée uniquement de femmes universitaires soutenues par leurs collègues hommes. «Nous n’y allons pas pour une exhibition, mais bien pour défendre nos convictions et nos idées ainsi que les propositions marquantes du programme électoral de notre parti», précise d’emblée Khadoudja, une avocate en exercice depuis 2008, bardée de diplômes universitaires, dont des licences en droit, en langue anglaise et en enseignement d’EPS. Et de préciser que «les candidates ont été sélectionnées sur la base de critères précis et rigoureux, notamment le militantisme et le niveau universitaire, car l’élu au Parlement est appelé non seulement à se prononcer sur des questions importantes concernant le pays et son peuple, mais aussi il peut être nommé à une fonction ministérielle». Selon Khadoudja, la confection d’une liste 100% féminine, comprenant essentiellement des universitaires et des cadres, est en soi un encouragement et une reconnaissance aux femmes militantes du parti ayant investi les structures locales. Ce choix, approuvé et soutenu par les commissions électorales du FNA, à leur tête le président Moussa Touati, s’est imposé comme l’option à privilégier par le FNA. «D’abord, parce que le nombre des candidatures des femmes est largement supérieur à celui des hommes (soit 58 dossiers contre 36) et ensuite, parce que l’élément féminin est plus présent dans les instances locales du FNA à Chlef», souligne-t-elle. Cela ne doit rien au hasard mais bien au travail accompli par cette infatigable avocate qui allait remplacer avec succès, dès 2006, l’ancien responsable du bureau de wilaya et ex-député du FNA, limogé par Moussa Touati. Elle s’est attelée non seulement à structurer et élargir les instances de base du parti sur l’ensemble du territoire de la wilaya, mais aussi à intégrer de nouveaux militants et militantes. Pari donc réussi pour cette dirigeante engagée puisque ses prévisions ont été largement dépassées, dans la mesure où de nombreuses femmes cadres et des diplômées des universités activent déjà aux côtés de leurs collègues hommes afin de consolider la présence de leur formation sur la scène politique. Nous l’avons rencontrée la semaine dernière au siège du FNA, au centre-ville de Chlef, où elle s’affairait à préparer le lancement de la campagne électorale, dont le coup d’envoi a été donné dimanche au CCI de Chlef par le président du parti, Moussa Touati. «C’est une forte marque de soutien à nos candidates qui vont s’engager dans la bataille électorale avec sincérité et plus de détermination.Malgré nos moyens limités, nous allons essayer de convaincre les électeurs désabusés quant à la possibilité d’avoir des députés à la mesure de leurs attentes et leurs espérances. Ceci, d’autant plus que notre liste a trouvé un écho favorable auprès des franges de la société. Nous avons réuni des compétences variées provenant de toutes les régions de la wilaya, à l’image de la praticienne hospitalo-universitaire, Syhem Braïkia, spécialiste en oncologie représentant la daïra côtière de Ténès, et de Fouzia Mitt, licenciée en langue arabe, issu d’Oued Fodda», a déclaré fièrement Bousseka Khadoudja qui se dit optimiste quant à cette première participation féminine dans ce genre de rendez-vous électoral dans le pays. Elle sait que la tâche n’est pas aisée, mais elle a à cœur de relever le défi avec ses coéquipières.  

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