dimanche 23 avril 2017

MPA : «Il faut franchir le cap de l’adhésion à l’OMC»

Foncièrement en faveur du libéralisme, Amara Benyounès a le mérite d’être clair. Farouchement opposé à toute idée de gauche, il est l’un des rares si ce n’est le seul à exprimer ouvertement cette tendance qu’il a réitérée, hier, à Oran. Son cheval de bataille, l’adhésion de l’Algérie à l’OMC, où il constate des négociations effectivement entamées mais jamais abouties depuis des années. «Des pays, qui sont venus bien après, ont pu franchir le cap», a-t-il indiqué, mais on ne peut pas dire que ceux qu’il a cités comme exemple soient des modèles de développement économique. Pour lui, l’hésitation n’est pas dans l’intérêt du pays mais ces contradicteurs se basent sur l’expérience des accords signés avec l’UE pour soutenir le contraire. Il avance, comme solution à la crise, la création d’entreprises pour faire travailler les Algériens, mais ne donne pas de recette. Son parti ne présente pas de liste de candidature à Oran, mais il a quand même tenu à s’exprimer dans cette ville, où il avait, il y a quelque temps, un véritable potentiel. Il est venu pour appeler à aller voter le 4 mai prochain. Il faut dire que la question de la stabilité du pays est le thème majeur de cette campagne électorale, même si chaque parti l’exprime à sa façon. Amara Benyounès demande à ceux qui prônent le boycott de présenter des alternatives car, pour lui, sortir dans la rue est synonyme de désordre et donc n’augure rien de bon pour l’avenir. Au sujet de la question de la paix en Syrie, c’est-à-dire avec ou sans Bachar Al Assad, le porte-parole du MPA n’a pas tranché, mais il a seulement tenu à rappeler que ni la mort d’El Gueddafi ni celle de Saddam Hussein n’ont réglé le problème dans leurs pays respectifs. On peut ainsi lui renvoyer la question en disant que l’adhésion à l’OMC ne garantit pas le développement économique.  

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