dimanche 16 avril 2017

«Les partisans du boycott croient toujours au coup d’état militaire»

Lors d’un meeting animé, hier, à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, le secrétaire général du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounès, a estimé que le taux de participation aux élections législatives du 4 mai prochain est «l’affaire de tous les candidats» qui prennent part à cette échéance. Pour lui, ceux qui appellent au boycott sont des gens qui «croient toujours au coup d’Etat militaire, alors que cela, a-t-il insisté, ne pourra pas se produire en Algérie, car nous avons une armée républicaine et constitutionnelle qui respecte les lois de l’Etat». M. Benyounès a également souligné qu’en Kabylie, il n’y a jamais eu de fraude. «Dans cette région, il y a toujours eu un vote démocratique, même s’il y a fraude dans d’autres wilayas. D’ailleurs, cette fois-ci, même ceux qui appellent au boycott y participent. Cela explique la grande importance que revêt le rendez-vous du 4 mai 2017», a-t-il laissé entendre tout en précisant que l’urne est la seule démarche qui peut aboutir à une véritable démocratie. «Il y a aussi ceux qui croient encore au changement par la rue, alors que la rue ne mène à rien, elle ne mène que vers le chaos. Les exemples sont multiples. Vous avez vu les cas de la Tunisie, la Libye, l’Egypte et la Syrie», a-t-il fait remarquer. Par ailleurs, le premier responsable du MPA a également déclaré qu’aucun parti ne pourra avoir une majorité absolue de sièges à l’APN, après le 4 mai prochain, allusion faite, sans doute, aux déclarations du secrétaire général du FLN qui avait souligné, jeudi, dans la même salle, que sa formation politique raflera la mise lors du prochain scrutin. «On sera obligé d’aller vers des alliances pour former le prochain gouvernement», a-t-il enchaîné. Evoquant la crise que traverse le pays, M. Benyounès a estimé que «la solution est économique». «Il faut des réformes économiques. Il faut aussi une véritable justice sociale», a-t-il plaidé. Et de poursuivre : «Les habitants de la wilaya de Tizi Ouzou ont souffert durant la Guerre de Libération et ont combattu aussi l’intégrisme qui a fait 200 000 morts durant la décennie noire, comme ils se sont toujours sacrifiés pour la démocratie. Aujourd’hui, il faut la paix pour le développement de la région.» Et d’évoquer la question de la langue amazighe. «Il y a des gens qui se sont sacrifiés pour que cette langue soit officielle. Maintenant, il reste le combat des scientifiques, notamment avec la création d’une académie», a déclaré Amara Benyounès.  

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