lundi 10 avril 2017

Législatives : le vice président du CNES note les convergences des partis en matière de relance économique et de sécurité de l’Etat

Décortiquer les slogans, discours et programmes économiques des partis politiques en course pour les législatives, c’est l’exercice auquel a accepté de se prêter, lundi, le vice président du Conseil économique et social (CNEC) sur les ondes de la chaine 3 de la Radio Algérienne. Jugeant prématuré d’évaluer le contenu de ces programmes, « qui peuvent, dit-il, évoluer en cours de campagne », M. Mustapha Mékidèche considère, cependant, qu’il ne suffit pas d’avoir un consensus social pour pouvoir aborder l’étape « difficile » dans laquelle se trouve le pays, depuis plus de trois années. Celui-ci s’interroge, d’autre part, de savoir si un consensus politique ne serait pas en train de se construire et, si c’est le cas, quelles sont, alors, les positions des uns et des autres partis par rapport aux grands défis face auxquels est confronté l'Algérie.    Des programmes qu’il a pu décortiquer, l’invité déclare y avoir relèvé un progrès « très significatif » en ce qui concerne l’élaboration de leurs contenus économiques, « tous partis confondus », observant, à ce propos, que la classe politique est en train de gagner « globalement » en maturité. De ces programmes, il note qu’il y a trouvé des « éléments de convergence » en ce qui concerne, par exemple, la maîtrise budgétaire, « qui apparait comme un élément incontournable », ciblant, relève-t-il, les destinataires des transferts sociaux, la promotion des énergies renouvelables, la réforme fiscale et la promotion du secteur privé. Des niveaux de perception de l’opinion publique vis-à-vis de ces programmes, M. Mékidèche estime que celle-ci est devenue « plus affutées », compte tenu, selon lui, de l’élévation du niveau global de la population face à la gravité de la crise à laquelle est confrontée l’ensemble de la société, plus apte, note-t-il, à débusquer les slogans « populistes ou électoralistes ». Des divers slogans de campagne utilisés par les candidats, il considère qu’ils ont un aspect « symbolique et psychologique ». Il invité à s’intéresser davantage à la « crédibilité » des programme, en ayant à l’esprit « la gravité de la crise et de son amplitude ». M. Mékidèche note, par ailleurs, que ce qui est récurent dans l’ensemble des propositions des partis candidats aux législatives, c’est cette nécessité d’avoir comme préalable « la sécurité et la stabilité » de la nation  à travers le renforcement « de nos moyens de défense et d’intelligence », soulignant qu’il n’y ne peut, en effet, y avoir d’émergence sans paix et sans stabilité. Pour lui, il existe des éléments de consensus entre les prétendants à la députation sur les aspects relatifs au soutien à l’économie productive, « que ce soit par la ré-industrialisation, le développement de nos production agricole et agroalimentaires que les services, y compris ceux du numérique ». 


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