jeudi 13 avril 2017

Le président de l’ANEXAL pointe du doigt le désintérêt des candidats à la députation « à la chose économique »

Pour contribuer à la réussite de la transition économique, il importe aux partis présents dans la future assemblée de s’imprégner des aspects économiques, particulièrement pour ce qui concerne la promotion des activités d’exportation. C’est là le vœu exprimé, jeudi, par le président de l’Association nationale des exportateurs Algériens (ANEXAL) durant l’émission l’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, qui estime que, jusqu’alors, les lois relatives au commerce extérieur n’ont pas suscité un réel intérêt au sein de l’hémicycle de l’APN. Notant le peu d'attrait manifesté, selon lui, à « la chose économique » par les candidats à la députation, M. Ali bey Naceri croit savoir que pour ces derniers, « ce n’est pas la problématique de l’heure » alors que, rappelle-t-il, c’est à la future assemblée que va échoir le suivi de la transition économique et l’appréciation du nouveau modèle de croissance. Il constate, de plus, que ces prétendants, tout comme ceux qu’ils auront à remplacer, semblent avoir une méconnaissance du commerce extérieur, des espaces ouverts à l’exportation tout comme des scénarios de réponses à proposer dans les espaces économiques communs qui engagent l'Algérie, à l’image de la zone de libre-échange avec l’UE et la grande zone arabe de libre-échange (GZALE).      Pour l’intervenant, la promotion des exportations reste encore tributaire d’un diagnostic qui permette de savoir « ce qui ne marche pas chez nous » et « pourquoi l’on n’arrive pas à décoller » ajoutant que cette  « impuissance » est le résultat d’une « absence de vision » par rapport au positionnement de l’Algérie à l’échelle internationale. Pour une cohérence dans la conduite du nouveau modèle de croissance, M. Naceri prône un « outil de pilotage » s’appuyant sur un exécutif plus compacté qu’actuellement pour situer les filières économiques à défendre et celles à libérer, en rapport avec ces zones de libre-échange. Mais à ce jour, regrette-t-il, « il n’y a ni réponse à cette question, ni étude d’impact. On ne sait pas où on va ».    


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