jeudi 20 avril 2017

Le moudjahid Abid El Berkchi persiste et signe

Le moudjahid Abdelkader Abid, dit El Berkchi, rappelle que les attentats ont commencé à Témouchent en 1956. Il témoigne qu’Ould Abbès n’a été aucunement du nombre des moudjahidine locaux. Très entouré par ses enfants qui veillent au grain afin de déjouer toute manipulation comme lui en a déjà été victime, le moudjahid Abdelkader Abid dit El Berkchi, l’est également par des voisins et des sympathisants qui lui affichent leur solidarité après sa sortie médiatique contre le Dr Djamel Ould Abbès. L’homme à qui nous avons rendu visite, un vieux encore raide sur ses jambes, est très remonté contre la persistance du secrétaire général du FLN à maintenir ses allégations sur son passé, ainsi que les accusations qu’il a proférées : «Je tiens à préciser que je ne suis dans aucune opposition. A ce titre, j’ai décliné toutes les invitations tendant à m’impliquer dans un camp ou l’autre. Par ailleurs, je n’ai rien contre le FLN, bien au contraire. J’ai plutôt à voir avec Djamel Ould Abbès qui a tenu des propos mensongers sur une période dont j’étais un des acteurs. En ne réagissant pas, j’aurais été complice de son mensonge», assène-t-il d’emblée. Ould Abbès ne figure pas parmi les moudjahidine Lorsqu’on lui demande pourquoi il a été le seul des moudjahidine à Témouchent à monter au créneau, il réplique : «Tout simplement parce qu’avec Kouini Abdelkader, je demeure un des deux acteurs vivants de l’époque considérée. Il se trouve que Kouini, qui est présentement en France, m’a téléphoné pour me conforter de son soutien.» Revenant sur les faits, il rappelle avoir rejoint le Mouvement national en 1946 et qu’il est un des 17 qui ont déclenché le 1er Novembre à Témouchent, après avoir adhéré aux positions du CRUA, le précurseur du FLN. «C’est dans ces circonstances que j’ai connu des membres de cette instance ayant constitué les 22. Tous recherchés comme je l’étais moi-même, ils étaient repliés à Témouchent, les Benabdelmalek Ramdane, Ben M’hidi, Boussouf et Bitat. Parmi nous, point de Djamel Ould Abbès. En outre, connaissant les responsables d’alors à Tlemcen, je peux affirmer qu’Ould Abbès ne figurait pas parmi eux. Alors, où a-t-il connu les illustres moudjahidine qu’il soutient avoir côtoyés ?» Moulay Houcine, ancien fidaï et voisin de Abdelkader Abid, sachant que ce dernier a été arrêté après un accrochage début 1955, intervient dans la discussion. Rappelant les attentats ayant commencé à Témouchent en 1956, il témoigne qu’Ould Abbès n’a été aucunement du nombre des moudjahidine locaux. Et Abid Abdelkader de renchérir : «Comment pouvait-il être un condamné à mort et aller en France, puis s’installer en Allemagne pour ses études ? Il prétend également avoir rencontré Ali Khodja ! C’est incroyable ! Qu’il cite le nom d’un moudjahid ou un condamné à mort avec qui il a milité à Témouchent.»  

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