lundi 17 avril 2017

Lancement du permis de conduire biométrique

Noureddine Bedoui, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, a inauguré, hier à l’imprimerie officielle, l’unité de production de titres et documents sécurisés qui se chargera de la confection des permis de conduire et plaques d’immatriculation biométriques électroniques. Il a mis l’accent sur la nécessité de poursuivre le processus de modernisation et d’amélioration des services offerts aux citoyens, ainsi que la facilitation des démarches administratives. Dans son discours, il laisse entendre que l’administration électronique est en marche et que le prochain challenge est d’aller vers le guichet électronique unique. «Cela permettra à nos services de fournir diverses prestations électroniques avec la même efficacité et rapidité grâce à un processus simplifié. Les employés auront moins de charge et cela évitera les erreurs dans le traitement des demandes des citoyens», a-t-il dit. L’autre défi est la commune électronique qui est assimilée par le ministre à «un pas important vers la bonne gouvernance». Selon Noureddine Bedoui, plusieurs prestations à distance seront lancées dès la mise en place du cadre opérationnel nécessaire à la signature électronique. Cette modernisation joue un rôle de révélateur politique : elle est peut-être porteuse de changements substantiels. L’informatisation peut être un prétexte pour moderniser non seulement l’administration mais des pans entiers de l’économie nationale. Et l’Algérien n’est pas une exception dans le monde, il s’adapte. Il faut savoir que 4 millions de cartes d’identité biométriques ont été délivrées jusque-là sur l’ensemble du territoire national, ainsi que 10 millions de passeports biométriques. Les permis de conduire et plaques d’immatriculation biométriques électroniques entrent ainsi dans le cadre de la modernisation de l’administration, la lutte contre la fraude, les réseaux de trafic et la criminalité et auront un impact certain sur la sécurité routière. Le permis à points et la carte d’immatriculation biométrique seront hautement sécurisés et infalsifiables. Ces documents seront mis en service au cours du deuxième trimestre de l’année en cours. Concernant la carte grise, elle implique la mise en service d’un nouveau numéro d’immatriculation des véhicules qui sera un numéro unique, contrairement à l’actuel qui comprend la date de circulation et l’indice de wilaya. La nouvelle carte électronique comprendra aussi l’historique des opérations de contrôle technique, entre autres. La carte d’immatriculation va permettre une meilleure maîtrise de la sécurité routière et la lutte contre le vol et le trafic de véhicules. Par ailleurs, le ministre a annoncé «l’instauration de la Délégation nationale à la sécurité routière». En fait, il a été constaté que les formules mises en œuvre jusque-là par les pouvoirs publics pour juguler le fléau routier ont largement montré leurs limites dans le sens où les secteurs concernés à divers titres interviennent isolément sur certaines causes de la sinistralité, alors que les aléas liés à la circulation routière requièrent une synergie propre à permettre la prise en charge de la totalité des facteurs impliqués. «Le document du permis à points place la prévention au cœur de sa stratégie sans négliger les moyens de répression classiques qui se consolident au regard du nombre impressionnant de victimes enregistré annuellement. En plus des mécanismes qui permettent un meilleur recouvrement des recettes générées par les amendes relatives aux infractions routières et imposent une rigueur dans ce domaine», a ajouté le ministre. «Ce projet aura un grand impact sur les agents chargés de la sécurité routière qui ne seront plus dans l’obligation de rédiger des contraventions grâce à l’utilisation de moyens électroniques efficaces», a-t-il révélé. Selon lui, grâce aux TIC, les institutions de l’Etat commencent à acquérir de nouvelles valeurs dans l’exercice de leur rôle, basées sur «la coopération administrative au lieu d’éreinter le citoyen dans les déplacements entre les services, sur la célérité et la transparence, car c’est la machine au lieu de l’employé qui est face à la demande du citoyen». M. Bedoui a donné forme, lors de cet événement, à un discours engagé, porteur d’un message éminemment politique : son département s’attelle à mettre en œuvre un projet global de réforme des collectivités territoriales à travers un cadre législatif et organisationnel renouvelé.                 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire