mardi 18 avril 2017

Hamra Fouzia, tête de liste fna à Oran : Une femme qui incarne le rajeunissement du personnel politique du parti

Hamra Fouzia s’est mariée très jeune, juste après le bac, et elle est aujourd’hui mère de deux enfants, une fille aînée adolescente, dont elle est particulièrement fière au vu de ses excellents résultats scolaires, et un petit garçon. Cette précision qu’elle met en avant n’est pas anodine, car elle les a élevés, disons, toute seule après un divorce survenu assez tôt. «Nous ne nous sommes pas entendus et nous nous sommes séparés, mais j’ai gardé de bons rapports avec mon ex-mari, car j’ai tenu à ce que mes enfants ne soient pas privés de l’amour ni de la responsabilité paternels», confie-t-elle en donnant comme exemple le fait d’assister ensemble aux réunions de parents d’élèves. Sur le plan professionnel, Hamra Fouzia a intégré dès 2003 la rédaction de la Voix de l’Oranie, un journal édité à Oran aujourd’hui fermé. Là aussi, le hasard a voulu qu’on la responsabilise très tôt, car après une année de stage, elle se voit confier le secrétariat de rédaction. Elle travaillait avec l’équipe du soir et devait quotidiennement assister au bouclage avant de rentrer chez elle. «Mon travail de dispatching me faisait déjà prendre conscience de beaucoup de réalités politiques, sociales et culturelles du pays avant que le directeur de publication ne me confie la responsabilité de l’accueil des citoyens», se remémore-t-elle. Ce n’était pas une mince affaire, car notamment dans les régions, les rédactions des journaux deviennent de véritables bureaux d’accueil et d’assistance des citoyens, généralement désorientés ou en détresse et complètement démunis face à des problèmes divers (logement, injustice, précarité, etc.). En 2010, suite à un stage effectué à l’intérieur de cette entreprise de presse par un organisme étranger, les versions arabe et française ont été séparées, mais elle se retrouve, avec le DP et le rédacteur en chef, la troisième personne à conserver un poste qui chapeaute les deux entités. On lui a confié le courrier des lecteurs et c’était une occasion de plus pour s’imprégner des problèmes de la société. «L’équipe du journal m’a responsabilisée et cette expérience m’a profondément marquée», indique-t-elle non sans émotion. Politiquement, elle n’a commencé à s’intéresser au FNA qu’à partir de 2008. Elle allait d’abord aux réunions en tant que sympathisante avant de franchir le pas et d’en devenir adhérente en 2010. «Moussa Touati parlait des gens pauvres (guelaline) et je voyais en lui quelqu’un qui défendait les simples citoyens, comme moi qui habitais le vieux bâti dans un quartier populaire (Choupot)», explique-t-elle précisant que c’était les articles de presse et les passages à la télévision du porte-parole du FNA qui l’ont mise sur la voie. «Je n’ai jamais utilisé ma fonction dans la presse pour passer devant les autres et, pour mon relogement à Belgaïd, j’ai attendu mon tour au même titre que tous mes voisins», assure-t-elle en se rappelant avoir même lancé des youyous comme tout le monde. Sensible et sociable, elle a d’abord été, il y a une année, choisie par ses pairs du bureau local pour être tête de liste des femmes. «J’ai déjà demandé un temps de réflexion, mais quand ils m’ont proposé d’être tête de liste tout court, j’ai subi un autre choc émotionnel, car je n’ai pas cette soif de responsabilité du fait que la priorité pour moi est mes enfants», ajoute-t-elle. Son choix pour le FNA a été conforté par le fait que Moussa Touati est favorable au rajeunissement du personnel politique et qu’il «incite les gens à aller voter pour ne pas laisser de vide». Consciente pour l’avoir constaté, car «en général les citoyens n’aiment pas trop les parlementaires», et s’engageant à continuer à militer même si elle n’est pas élue, Hamra Fouzia a néanmoins longuement réfléchi à la mission de parlementaire et sa vision est originale. Pour ce qui est de la femme, elle pense que la meilleure intégration reste l’accès à l’éducation bien sûr, mais aussi à la culture (théâtre, musique, etc.) des filles dès leur jeune âge. Pour le reste, dit-elle, «je tiens beaucoup à l’aspect humain de ma mission en faisant tout pour régler un maximum de problèmes, même personnels, des gens que je recevrai dans ma permanence, mais je vais aussi m’intéresser aux problèmes collectifs et à la concrétisation du plan de développement d’Oran.»              

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