vendredi 14 avril 2017

Edito : Un Andalou à la tête de l’équipe nationale

Depuis hier, l’Espagnol Lucas Alcazar (50 ans) est le nouveau sélectionneur de l’équipe d’Algérie. Le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Kheireddine Zetchi, l’a choisi pour diriger les Verts au cours des deux prochaines années, avec comme objectif la qualification à la CAN-2019 au Cameroun. Aller en Coupe du monde 2018 en Russie semble très aléatoire après le timide départ pris dans les éliminatoires de cette prestigieuse compétition. Lucas Alcazar n’est pas une grosse pointure espagnole. Son vécu comme coach n’affole pas les compteurs et ne fait pas courir les recruteurs. Son parcours est celui d’un ancien pro qui a embrassé la carrière d’entraîneur sans réussite majeure jusqu’à présent. Le 10 avril dernier, Grenade (Ligue 1), l’a limogé suite à une succession de mauvais résultats en Liga. Cet homme, qui viendra avec deux compatriotes pour le seconder, à savoir Jesus Canadas, coach adjoint, et Miguel Angel Campos, préparateur physique, relèvera-t-il le challenge que lui a confié le président de la FAF ? Le temps le dira. Certes, Lucas Alcazar n’est pas une pointure. Son nom n’évoque pas un passé glorieux, ni un palmarès éloquent. Il arrive sur la pointe des pieds, mais avec «un moral gonflé à bloc, une motivation à la hauteur de sa délicate mission et une confiance en soi qui surprendra beaucoup», indique une source qui connaît bien l’Andalou. A présent, le plus important pour lui est de compléter son staff avec des entraîneurs algériens, d’aller vers les joueurs pour échanger, parler avec eux des objectifs communs qu’ils viseront, leur expliquer son fonctionnement, leur dire ce qu’il attend d’eux, s’informer sur leur situation en club, aller à la rencontre des entraîneurs algériens, les écouter, expliquer sa philosophie, se renseigner sur les joueurs susceptibles d’intégrer le groupe des Verts, faire le scouting en Algérie, la raison pour laquelle le président de la FAF, Kheireddine Zetchi, a tenu à ce qu’il réside à Alger le plus de temps possible. En début de semaine, probablement lundi, le sélectionneur animera sa première conférence de presse au Centre technique national (CTN) à Sidi Moussa qu’il aura le loisir de visiter à son arrivée à Alger. Comme tout entraîneur qui débarque en club où en équipe nationale, il sait que l’état de grâce ne durera pas longtemps. Il sera très attendu. Son baptême du feu à la tête de l’équipe nationale il l’effectuera au début du mois de juin prochain, à l’occasion du match amical contre la Guinée au stade du 5 Juillet que les Verts retrouveront pour la circonstance. Même si les sceptiques sur ce choix sont nombreux, Lucas Alcazar peut tout à fait réussir dans sa mission. Un nom ronflant n’a jamais été un gage de réussite sinon Fabio Capello, enrôlé à prix d’or, aurait remporté la Coupe du monde avec l’Angleterre et ensuite la Russie. Le premier bilan de l’ère Alcazar sera fait à l’issue des doubles éliminatoires de la Coupe du monde 2018 et de la CAN-2017. Pas avant. L’Espagnol a besoin d’un minimum de temps et de matchs pour faire ses preuves. Le fait qu’il n’ait entraîné que des clubs modestes dans son pays n’est pas tout à fait une tare si l’on prend l’exemple du Français Hervé Renard, arrivé en Afrique en 2008 dans les bagages de son compatriote Claude Leroy, ce qui ne l’a pas empêché de faire mieux que son mentor.

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