dimanche 16 avril 2017

Des candidats absents de la campagne électorale

La campagne électorale des législatives de mai prochain entame sa deuxième semaine. L’effervescence entourant en principe ces échéances est aux abonnés absents du côté des Hauts-Plateaux sétifiens, où l’élément important de l’équation, à savoir les électeurs, affiche son indifférence. Une telle attitude est palpable à Sétif, où le citoyen lambda vaque à ses occupations quotidiennes. Tancée par l’érosion d’un pouvoir d’achat mis à rude épreuve, la population ne cache non seulement  pas son désintérêt, mais fustige une partie des postulants, dont certains n’ont pas jugé utile de s’afficher en «public». Puisque leurs photos n’occupent toujours pas un espace des 56 points installés dans différents coins de l’agglomération. «Je ne vois pas l’utilité d’aller voter pour des marchands de rêve. Avec des discours trompeurs, certains postulants traînant déjà des casseroles mettent à mal la crédibilité de la représentation. Ayant sans doute peur du jugement des électeurs pas dupes, des candidats, qu’on qualifie de virtuels, n’ont pas jugé utile de placarder leur photo. Comment voulez-vous qu’on vote pour des gens invisibles?» s’indignent des citoyens qui essayent de faire le parallèle avec les élections d’un pays européen, la France pour ne pas la citer. Même si la nature du scrutin n’est pas la même, nos interlocuteurs persistent et signent : «Par leur supercherie, les nombreux vrai-faux militants ont sonné le glas de l’acte politique. On ne devient pas cadre d’une formation politique du jour au lendemain. Ces candidats n’ont pas été choisis pour leurs beaux yeux, mais pour autre chose. Par de telles pratiques, ces partis n’ayant aucune représentation à Sétif ont, qu’on le veuille ou non, donné le coup de grâce à la crédibilité de la députation. Celle-ci n’est pas un fonds de commerce. Malheureusement, les mercenaires de la politique en ont fait un à Sétif. Les exemples sont là. Les voix qui essayent de faire porter le chapeau aux abstentionnistes qui n’ont pas tort devraient prendre très au sérieux ce mercantilisme politique. En perdurant, ce fléau qui s’enracine risque de faire tache d’huile et de porter une grave atteinte à toutes les institutions élues, en premier lieu.»

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