jeudi 13 avril 2017

Banque d'Algérie : Pas de bureau de change, pas d'augmentation de l'allocation touristique

Le gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed   Loukal, a réitéré que l'ouverture de bureaux de change était "prématurée"   et ne constituait pas une priorité. Les principaux motifs sont que le dinar algérien n'est pas convertible et   que le pays ne connait pas une intense activité touristique, a expliqué   mercredi M. Loukal dans sa réponse aux préoccupations soulevées par les   membres du Conseil de la nation lors d'une session plénière durant laquelle   il a présenté le rapport sur la situation économique et financière du pays.   A ce propos, il a avisé qu'une éventuelle ouverture de bureaux de change,   qui ne constitue d'ailleurs pas une priorité, risque de provoquer un   épuisement rapide des réserves de change du pays.  Concernant la revalorisation du montant de l'allocation touristique telle   que demandée par un membre du Conseil de la nation, le gouverneur de la   Banque d'Algérie a soutenu qu'elle n'était pas à l'ordre du jour dans le   contexte économique actuel.   Selon lui, en prenant en compte les 4 millions de détenteurs de passeports   biométriques, une simple opération arithmétique renseignerait sur le   montant de devises à mobiliser en cas d'une revalorisation de l'allocation   touristique.  "Il n'est pas question d'alimenter les économies étrangères (des pays   destinataires des touristes algériens) alors que l'économie nationale a le   plus besoin de ces devises", a-t-il soutenu           Pour ce qui du taux de croissance prévu à hauteur de 6,5% à   l'horizon 2020-2030, M. Loukal a considéré que plus l'économie sera   diversifiée, plus l'assiette fiscale sera élargie se traduisant par une   hausse des revenus fiscaux  (hors fiscalité pétrolière notamment).           Répondant à une autre question quant à savoir si la Banque   d'Algérie envisageait de changer les billets de la monnaie nationale pour   lutter contre le marché parallèle, M. Loukal a considéré que l'éradication   du marché informel nécessitait plutôt la coordination des efforts entre les   différentes administrations notamment fiscale et commerciale.

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