lundi 17 avril 2017

Arriver à 1 milliard d’opérations en 2022

 Le recours au paiement électronique en Algérie en est encore à ses premiers balbutiements. Seulement quelques centaines de milliers d’opérations de recours à ce type de paiement ont été enregistrées quand de l’autre côté de la Méditerranée le nombre d’opérations par an a atteint les 12 milliards. Le ministre délégué auprès du ministre des Finances chargé de l’économie numérique, Mouatassam Boudiaf, s’est dit confiant quant à un engouement futur des citoyens algériens pour le e-paiement. «Le recours au e-paiement nécessite du temps et de l’expérience. Aujourd’hui, on peut dire que l’intérêt des Algériens est respectable et le niveau d’engouement est graduel», souligne M. Boudiaf. Improvisant un point de presse en marge d’une cérémonie de signature d’une convention sur la modernisation du système financier, le ministre a affirmé que l’objectif que se donne le secteur est d’arriver au niveau du milliard d’opérations pour l’année 2022. «Si nous n’arrivons pas à enregistrer un milliard d’opérations d’ici cinq ans, nous aurons à ce moment-là échoué dans l’œuvre de numérisation», indique M. Boudiaf, en notant que les milliers et dizaines de milliers d’opérations sont insuffisantes. «Je suis confiant et certain que l’engouement ira en grandissant durant l’année en cours et l’année prochaine, et il sera beaucoup plus perceptible en 2019», estime le ministre en notant que toutes les conditions sont réunies pour faire de la civilisation numérique une réalité en Algérie. «Des opérations de sensibilisation au e-paiement sont lancées et seront renforcées pour donner confiance aux citoyens et arriver à une numérisation des échanges commerciaux et financiers», dit-il. Le ministre délégué auprès du ministre des Finances chargé de l’économie numérique souligne que toutes les conditions réglementaires existent, mais il reste à promulguer une loi spécifique sur les échanges commerciaux électroniques. Cette loi qui devait voir le jour en décembre dernier a connu des modifications et amendements, a dit M. Boudiaf et sera présentée pour adoption au Conseil des ministres et à la future assemblée élue. Pour ce qui est des échanges électroniques à l’international, le même responsable estime que c’est une étape plus compliquée qui nécessite plus de temps. «Nous commençons par appliquer la loi nationale pour passer après et graduellement aux échanges électroniques avec les autres pays… Ce passage exige de protéger nos citoyens et opérateurs en cas de conflit à l’international», précise M. Boudiaf. Notons que le ministère des Finances a lancé une série de projets de modernisation de l’administration financière. Hier, une convention a été signée entre ce département ministériel et l’Institut de l’économie douanière et fiscale pour la formation du personnel du secteur dans le management de projets.  

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