mardi 11 avril 2017

Abdelmalek Sellal : aucun projet n’a été gelé malgré la crise financière

Pas de gel des projets malgré la crise financière . C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, lors de sa rencontre, lundi, avec les  autorités locales et les représentants de la société civile au terme de sa  visite dans la wilaya de Djelfa.   «Nous n'avons pas gelé les projets. Depuis 2014 l’Algérie a connu une crise drastique, suite à l’effondrement des prix  des hydrocarbures et si ce n’était la politique judicieuse du gouvernement et la  politique de rationalisation des dépenses, qui ont permis au pays de faire face  à cette crise, l’Algérie connaitrai de grandes difficultés », dira le Premier ministre. Abdelmalek Sellal souligne que le niveau des réserves de change du pays  demeure métrisable et que l'Algérie n'a pas de dettes. "L'Algérie n’a pas  recouru à l’endettement extérieur et ne le fera pas", a a t-il ajouté.  Pour sortir de la dépendance aux hydrocarbures, le Premier ministre a  rappelé la politique de diversification de l’économie qui a été adoptée par  le gouvernement et qui a commencé à donner ses fruits, notamment dans le  domaine de l'industrie.   Abdelmalek Sellal dira que la justice sociale était l'une des principales  conditions pour réaliser l'efficacité économique, ce qui a amené l'Etat à  poursuivre ses efforts dans le domaine social et à maintenir les programmes  de développement local en dépit de la conjoncture économique difficile.  "L'expérience de plusieurs pays dans le monde a démontré que la justice  sociale n'est pas un obstacle devant l'efficacité économique mais l'une de  ses conditions principales. Le développement des régions est le moteur de  la compétitivité" a indiqué M. Sellal. C'est pour cette raison, ajoute le Premier ministre que l'Etat a poursuivi  ses efforts dans le domaine social ainsi que les programmes de  développement local dans les différents secteurs en dépit de la conjoncture  économique difficile tout en veillant à ce que la rationalisation des  dépenses concerne uniquement les catégories aisées.  M. Sellal a estimé que les programmes destinés au Sud et aux Hauts  Plateaux, à l'instar de la wilaya de Djelfa, ont constitué un outil  national pour réaliser la justice, affirmant la détermination de l'Etat à poursuivre ces programmes et à les renforcer au cours des prochaines années  en tirant profit de l' expérience précédente et en focalisant sur les besoins essentiels des citoyens.  "L'avenir de l'Algérie est dans le Sud et les Hauts Plateaux" a-t-il dit  avant d'ajouter que "La vaste superficie de notre pays est un avantage et  non pas un obstacle" estimant que "les atouts importants de ces régions  dans le secteur de l'agriculture, de l'industrie et des services n'ont pas  encore été exploités de façon optimale, en dépit du fait qu'elles soient  des réserves importantes de richesse et d'emploi".  "On ne peut envisager un développement national sans une économie  productive et une recherche permanente de la valeur ajoutée dans nos  richesses naturelles dont nous avons entamé le processus de mise en valeur  avant leur exportation" a indiqué M. Sellal.   Evoquant les fluctuations des prix de certains produits agricoles,  M. Sellal a mis l’accent sur la lutte contre la spéculation qui est souvent  pratiquée aux dépends des Algériens et de la production nationale.  Comment se fait-il qu’un pays comme l’Algérie, continue à importer de la  viande, alors qu’il dispose de potentiels importants pour investir les  marchés mondiaux, s’est interrogé M.Sellal qui a, à cet égard, appelé à  encourager l’élevage de bétail dans la wilaya de Djelfa en vue d’en faire  un pôle national de production animalière. "Notre adversaire dans cette bataille ne sont pas les cours de pétrole  mais plutôt le désespoir ( )  comment se fait-il qu’on accepte de faire  obstacle à l’innovation des jeunes porteurs de projets prometteurs dans les  domaines de l’industrie, technologie, tourisme et agriculture", a estimé M.  Sellal.   


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