lundi 10 avril 2017

Abdelmalek Bouchafa dénonce une grave décision politique : «Les cadres du FFS empêchés de participer à Ghardaïa»

C’est par une visite au ksar de Tafilelt, huitième merveille du M’zab, que la délégation du FFS, conduite par son premier secrétaire, Abdelmalek Bouchafa, accompagné du chef du groupe parlementaire, Chafai Bouaiche, et du député d’Alger, Karim Bahloul, a entamée sa campagne électorale à Ghardaïa. En choisissant pour le coup d’envoi de sa campagne électorale cette wilaya où il n’a pas pu présenter de liste de candidats aux législatives, le plus vieux parti de l’opposition veut ainsi dénoncer l’arbitraire en accusant le pouvoir d’avoir tout fait pour empêcher ses cadres de Ghardaïa de se porter candidats à cette élection. «Nous avons pris la décision de lancer notre campagne électorale à partir de Ghardaïa en signe de soutien à nos cadres et militants de Ghardaïa et pour dénoncer les manœuvres du pouvoir qui les a empêchés, par des décisions judiciaires injustes et infondées, de se présenter à ces élections législatives. Sachez que de toute manière, ce n’est pas la seule région où le FFS n’a pas présenté de liste, où nous tiendrons des meetings et réunions de campagne. Mais, Ghardaïa reste pour nous un exemple de région par où les oligarques de l’extérieur et ceux de l’intérieur ont essayé de frapper les fondements de l’Etat algérien et de pousser le pays à la dérive», a expliqué M. Bouchafa. «C’est justement grâce à la mobilisation et au patriotisme, entre autres, des cadres et militants du FFS de Ghardaïa qui ont activement contribué à l’apaisement et au retour de la sérénité que le plan diabolique de ces forces obscurantistes a été déjoué», a poursuivi le premier secrétaire du FFS, lors d’un point de presse organisé au siège régional du parti. Pour sa part, le chef du groupe parlementaire, Chafai Bouaiche, a accusé certains cercles du pouvoir d’avoir jeté en pâture le député sur la place publique en le présentant comme un représentant budgétivore, sans grande utilité pour la société. «Quand ces cercles vous font entrer dans l’hémicycle des gens qui pèsent plus que leurs poids en argent et des pitres, clowns sans maquillage, c’est assurément à dessein. Leur but est de présenter cette auguste assemblée comme une estrade folklorique. On essaye à tout prix de dévaloriser le rôle du député qui est et qui reste à travers le monde démocratique une sorte de sentinelle de la chose publique», a-t-il dénoncé. Et de se demander : «Pourquoi ne parle-t-on que des députés comme des gens qui dégarnissent les fonds de l’Etat ?» «Pourquoi ne cite-t-on jamais des enfants de walis qui représentent 80% des entrepreneurs et qui, par des accords tacites, s’attribuent les uns les autres des marchés dans les wilayas autres que celles dans lesquelles leurs paternels exercent ? C’est ainsi qu’on essaye de détourner et de dégoûter notre jeunesse de l’action politique pour laisser libre champ aux oligarques et aux aventuriers», a-t-il soutenu. Et d’ajouter : «Notre jeunesse est sevrée de sa propre histoire. D’ailleurs, tout le monde a remarqué que l’immense majorité de notre jeunesse n’a découvert la stature de feu Hocine Aït Ahmed que lors de son enterrement. Notre jeunesse ne connaît pas ces grands hommes qui ont fait l’histoire de cette grande nation, c’est pourquoi nous militons à attirer le maximum de jeunes vers le combat politique pour faire avancer la démocratie dans notre pays.» Chafai Bouaiche, tête de liste à Béjaïa, assure que le FFS ne laissera pas «ces aventuriers prendre en otage le destin de notre pays». «Nous sommes des nationalistes et des patriotes, nous nous élèverons et nous nous opposerons contre toute atteinte à nos valeurs et à l’intégrité de notre territoire qui reste une ligne rouge», a-t-il martelé. Hamou Mesbah, le fédéral du FFS de Ghardaïa, a de son côté rappelé que «les militants du FFS de Ghardaïa sont des gens pacifiques et qu’ils ont toujours travaillé pour le bien du pays»

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