jeudi 20 avril 2017

37e anniversaire du Printemps berbère : une "date phare de l'Histoire de la lutte de l'Algérie pour la consécration de son identité" déclare Abdelmalek Sellal

Le tombeau de Massinissa à El Khroub (Constantine)

L’anniversaire du printemps berbère, célébré le 20  avril de chaque année représente "une date phare de l'Histoire de la lutte de l'Algérie pour la consécration de son identité", a déclaré le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, au terme de sa visite dans la wilaya d'Oran. Dans son allocution lors de sa rencontre avec les autorités locales et les représentants de la société civile, le Premier ministre a indiqué que sa visite coïncidait avec la célébration de "deux dates phares de l'Histoire de la lutte de l'Algérie pour la consécration de son identité: Yaoum El Ilm, (16 avril) et le printemps berbère (20 avril)", estimant que la diversité culturelle constituait "la véritable richesse de l'Algérie". Sellal a ajouté que "tout lecteur averti de l'Histoire n'est pas sans savoir que notre peuple a payé un lourd tribut, des siècles durant, pour défendre ses constantes et les fondements de son identité". "La diversité culturelle constitue la véritable richesse de l'Algérie "Malgré tous ces sacrifices en faveur de la préservation de leur amazighité, de leur Islam et de leur arabité, les Algériens sont restés tolérants et ouverts aux cultures du monde", a affirmé M. Sellal précisant que "pour nous, le nationalisme est synonyme d'amour de l'Algérie et non de  misanthropie". "La diversité culturelle constitue la véritable richesse de l'Algérie, car que nous soyons Chaouis, Kabyles, de Béni Snous, de Kel Ahaggar, de Zénata, de Béni Mizab ou d'autres régions, nous sommes tous Amazighs et déterminés à protéger cette richesse et à préserver l'unité de notre pays quel qu'en soit le prix. C'est notre arabité, notre amazighité et notre Islam qui ont fait de nous des hommes libres", a-t-il ajouté. Le Premier ministre n'a pas manqué de rappeler "les hauts faits des enfants de Ouargla qui s'étaient levés tel un seul homme durant les années 60 pour défendre l'intégrité territoriale et l'unité du peuple et qui avaient fait retarder les négociations pour l'indépendance pour mettre en échec les desseins coloniaux visant à séparer le Sahara du reste de l'Algérie". M. Sellal a souligné, en outre, que "la volonté politique de son Excellence le président de la République a permis, à la faveur de la réconciliation nationale et de la révision constitutionnelle, de tenir les  questions religieuse et identitaire à l'abri de toute surenchère politique, pour les promouvoir, après leur constitutionnalisation, aux rangs académicien et scientifique afin que les spécialistes les abordent avec une objectivité qui serve l'unité du peuple et les intérêts du pays". "La révision de la Constitution a consacré la pertinence et l'importance de la préservation de l'identité nationale. C'est pourquoi, nous nous devons aujourd'hui d'être à la hauteur de notre Histoire", a indiqué le  Premier ministre, précisant que "l'attachement à notre référent religieux national modéré et tolérant se veut un rempart contre la Fitna induite par le sectarisme et les doctrines fourvoyées", a-t-il poursuivi. "La sécurité et la stabilité sont des dons qui ne doivent pas nous faire perdre de vue les dangers de la scission, de la haine, des rancœurs et du  lourd tribut payé aux manipulations ciblant les constantes nationales et les fondements de notre identité qui sous-tendent la cohésion des Algériens  et déterminent la communauté de leur destin", a conclu le Premier ministre.                                            


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire