jeudi 16 février 2017

Règlement de la crise en Libye: l'UE soutient "clairement" l'approche de l'Algérie

L'Union européenne soutient "clairement" l'approche de l'Algérie visant à favoriser "une solution libyenne" à la crise qui secoue le pays, a affirmé mercredi à Bruxelles le  ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra. La chef de la diplomatie européenne "Federica Mogherini a affirmé clairement qu'elle est, ainsi que l'Union européenne (UE) avec l'approche de l'Algérie et le rôle distingué des pays voisins" pour le règlement de la crise en Libye, a-t-il déclaré à l'issue d'une rencontre avec cette dernière au siège du Service européen pour l'action extérieure (SEAE). La position de l'UE  vis-à vis de l'action diplomatique de l'Algérie en faveur du règlement de la crise libyenne "nous encourage à déployer plus d'efforts pour amener les protagonistes libyens à travailler ensemble, avec un rythme plus soutenu, afin de parvenir à un accord et une solution libyenne que la communauté internationale pourra soutenir", a-t-il ajouté. Qualifiant ses entretiens avec la haute représentante de l'UE aux Affaires étrangères et la politique de sécurité de "substantiels", M. Lamamra a assuré avoir examiner "profondément" avec Mogherini  la question de la situation dans la région du Sahel et de la paix au Mali dans la mesure où l'UE a participé à la médiation et aux négociations ayant permis la conclusion de l'accord de paix, issu du processus d'Alger et participe, aujourd'hui, au Comité de suivi de la mise en œuvre de cet accord. Evoquant la coopération entre l'UE et l'Union africaine (UA), le chef de la diplomatie algérienne a indiqué que les deux parties sont "convaincues que les perspectives sont prometteuses". Selon le ministre des Affaires étrangères, "Mogherini s'est engagée à respecter ce qui a été convenu dans la cadre du partenariat stratégique  entre l'Afrique et l'Europe" que ce soit sur le plan sécuritaire, dans la lutte contre le terrorisme ou en ce qui concerne le phénomène de la migration.   Réunion du Conseil d'association Algérie-UE le 13 mars prochain à Bruxelles    Dans un autre registre, le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, annoncé que le Conseil d'association Algérie -Union européenne (UE) se réunira le 13 mars prochain à Bruxelles. "Nous avons convenu de tenir notre Conseil d'association le 13 mars prochain et nous nous sommes également mis d'accord sur une série de visites de responsables européens en Algérie après la réunion du Conseil", a-t-il déclaré à l'issue de sa rencontre avec la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. Cette réunion sera présidée par le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Ramtane Lamamra et la haute représentante de l'UE aux Affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini. Selon le ministre des Affaires étrangères, "un certains nombre d'accords seront signés" à l'occasion de ce Conseil dont le document portant les priorités du partenariat stratégique entre l'Algérie et l'UE, finalisé lors de la réunion tenue en décembre à Alger au niveau des experts. Ce document dont les grands axes portent sur divers aspects allant de la bonne gouvernance, la démocratie, l'Etat de droit à la mobilité et la circulation des personnes en passant par la coopération dans le domaine sécuritaire et énergétique, a été adopté mercredi par le collège des Commissaires européens. Le Conseil de l'UE qui représente les 28 Etats membres de l'UE devrait se prononcer sur ce document dans les prochains jours. "Il s'agit d'accompagner l'Algérie dans ses réformes aussi bien sur le plan politique qu'économique à travers la diversification de son économie", a expliqué une source diplomatique. Pour M. Lamamra, ce document "cristallise une nouvelle vision concernant les besoins de l'Algérie  sur le plan économique par rapport à ce qui a été convenu dans l'accord d'association" signé entre les deux parties en 2002 et mis en œuvre en septembre 2005. Il a estimé, à cet égard, qu'une nouvelle interprétation positive des dispositions de cet accord s'est imposée en raison de l'évolution de l'économie algérienne lui permettant de faire l'impasse sur l'importation de certains produits qui étaient consacrés dans l'accord. Le "rééquilibrage des liens de coopération"  intervient pour consacrer la place de l'Algérie dans son partenariat avec l'UE en tant que premier partenaire économique de l'Union dans la région, a-t-il ajouté. Dix ans après l'entrée en vigueur de ce cadre de coopération qui a instauré un dialogue ouvert et une collaboration globale incluant les dimensions politiques, sécuritaires, économiques, commerciales, financières, culturelles et humaines, l'Accord d'association n'a pas pour autant permis d'atteindre les résultats escomptés par la partie algérienne.   


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