mardi 31 janvier 2017

Le vice-gouverneur de la Banque d’Algérie : « non, nous ne sommes pas en butte à une crise financière »

Accusant une baisse de quelque 30 milliards de dollars sur une période d'une année, les réserves de change de l'Algérie se situent, désormais, à 114 milliards de dollars. Pour autant, le vice-gouverneur de la banque d’Algérie, Djamal Benbelkacem, se refuse à considérer que l’Algérie soit en butte à une crise financière reconnaissant, toutefois, que la baisse des cours des hydrocarbures s'est soldée par un « énorme impact » sur l’économie. « Il signale que ce sont les politiques économiques, durant les années 2000, qui ont permis de constituer des réserves de change assez importantes» qui ont permis de réduire le choc d'une récession. Le représentant de la Banque d’Algérie fait également état, durant cette période, de la constitution d’un fonds de régulation des recettes qui, dit-il, a permis à l’économie Algérienne d’avoir une « capacité de résilience importante », permettant la poursuite d’une croissance « vigoureuse ». Pour conforter ses propos, M. Benbelkacem signale, qu’en 2015, en particulier, il n’y a pas eu de diminution « significative » des dépenses publiques et qu’en 2016, le déficit budgétaire aura été beaucoup moins important grâce à cet effort de consolidation budgétaire. Il observe, cependant, que le niveau des importations de biens, qu’il chiffre entre 56 à 57 milliards de dollars, a chuté de « 7 à 8 milliards de dollars » pour s’établir à 49 milliards. Ce sont ces baisses qui ont permis de rendre moins important le déficit du budget de l’Etat, par rapport à celui de 2015. Citant La loi de Finances de 2017 instituant un Plan de cadrage, étalé de 2017 à 2019, il y relève un autre moyen de consolider et de pérenniser cet effort budgétaire. Double défi pour les 3 années à venir Il estime, par ailleurs, que sur les trois années à venir, le pays restera confronté à un double défi : le premier, note-t-il, concerne l’ajustement pour maintenir la balance des paiements en équilibre, « parce que nous dépensons plus qu’on ne produit ». Le second défi, selon lui, consistera, paradoxalement, à ne pas trop ajuster, afin que la dépense publique ne « diminue pas trop et n’ait pas un impact négatif sur l’activité économique, la croissance et l’emploi ». Pour lui, l’objectif premier est de favoriser le moteur de la croissance, en accordant la priorité à l’investissement, dont il tient à souligner qu’il est à la hausse, engendrant une croissance économique de 3,8%, en 2015. Des chiffres dont il prédit qu'ils seront certainement les mêmes en 2016. 


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