jeudi 31 décembre 2015

Le parcours d’un combattant vers sa dernière demeure

Le cortège se rendra au siège du Front des forces socialistes, 56, avenue Souidani Boudjemaâ, où une cérémonie de  recueillement ainsi qu’une veillée sont prévue à la mémoire du défunt. C’est aujourd’hui qu’arrivera à Alger la dépouille de Hocine Aït Ahmed. Un retour au pays douloureux mais porteur d’un paisible repos pour ce grand homme forcé à l’exil pour avoir voulu le meilleur des destins à l’Algérie. Son enterrement sera le rendez-vous de tous les symboles. Le combat du révolutionnaire, du démocrate et de l’homme sera souligné à chacune des escales prévues par la cérémonie d’hommage. «Une cérémonie et des symboles en accord avec le parcours et les combats d’une vie», indique un communiqué de la direction nationale du FFS. «La dépouille de M. Aït Ahmed sera rapatriée jeudi 31 décembre 2015 à 16h à l’aéroport d’Alger où les honneurs lui seront rendus par la Garde républicaine, en présence de sa famille et de membres de la direction nationale du FFS», souligne le communiqué du plus vieux parti de l’opposition. Le cortège se rendra ensuite au siège du Front des forces socialistes, au 56, avenue Souidani Boudjemaâ, où un recueillement est prévu sur la dépouille du défunt ainsi qu’une veillée à sa mémoire. La levée du corps aura lieu demain à 7h. Avant de prendre la route vers Tizi Ouzou, le cortège funèbre passera par la commune de Belouizdad. Hocine Aït Ahmed, dont la vie a été une suite de rendez-vous avec le combat pour la liberté et la démocratie, a connu ce cœur d’Alger qu’est Belouizdad dans lequel l’Organisation Secrète, qu’il présida après son compagnon Mohamed Belouizdad, a vu ses premières activités. Tout un symbole, ce passage permet non seulement de souligner quelques-uns des moments militants de Si L’Hocine mais aussi son attachement à ces quartiers de la capitale, cœur battant d’une Algérie qui sait donner le meilleur d’elle-même quand l’histoire le lui exige. Le cortège funèbre reprendra ensuite son parcours menant le grand combattant vers Tizi Ouzou. «Le cortège funèbre traversera après la commune de Belouizdad, la commune des Issers à Boumerdès et la commune de Tizi Ouzou», note le communiqué du FFS avant de préciser que l’enterrement aura lieu le jour même après la prière du vendredi, au village Ath Ahmed, dans la commune d’Ath Yahia. «A la fois grand et humble, Hocine Aït Ahmed a consacré sa vie à contribuer à rendre la grandeur aux humbles et à inviter les grands à l’humilité», souligne la direction nationale du FFS. Et d’ajouter dans son hommage que Hocine Aït Ahmed, né à Aïn El Hammam le 20 août 1926, «a porté la Kabylie dans son cœur comme le cœur vibrant de l’Algérie, partout où l’ont mené ses combats et l’exil. Il a émis le vœu d’être enterré dans son village natal, Ath Ahmed». Le communiqué de la direction rappelle que le grand Aït Ahmed est «issu d’une famille maraboutique musulmane, il a mené ses combats politiques dans la stricte séparation du politique et du religieux. Humaniste fervent, il a défendu des principes de tolérance dans le respect de toutes les religions et de tous les rites, loin de tous les extrémismes. Le Coran l’accompagne de l’annonce de son décès jusqu’à sa dernière demeure». Et de souligner : «Révolutionnaire patriote, moudjahid et républicain de la première heure, il a été un des membres fondateurs de l’OS, du FLN et de l’ALN dans son combat pour la libération de l’Algérie. Son cercueil sera enveloppé de l’emblème national pour lequel il a combattu. Il recevra à son arrivée sur le sol national les honneurs de la Garde républicaine de l’Armée nationale populaire, en la présence de sa famille et de membres de la direction nationale du FFS.»  La vie militante et combattante de Hocine Aït Ahmed ne se limita pas à la guerre de Libération ; il en fit un combat permanent pour une liberté réelle et effective dans son pays. Le choix de son enterrement dans son pays et dans son village natal symbolise à lui seul son attachement à sa terre et à son peuple. «Militant de la démocratie, de la légitimité populaire, de l’Etat de droit, des droits de l’homme, de l’unité nationale, de la paix civile et de la justice sociale, ses funérailles seront nationales et populaires, pour permettre au peuple et au pays auquel il a dédié sa vie de lui rendre un dernier hommage», indique la direction du FFS.

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