dimanche 29 novembre 2015

Une chaîne humaine pour lutter contre le sida

A travers une vaste campagne de sensibilisation —  la sixième du genre — la Radio algérienne, en partenariat avec plusieurs organisations nationales et internationales, entend encore une fois faire bouger les mentalités pour que le sida régresse en Algérie. Former une chaîne humaine pour réveiller les consciences, sous l’intitulé «Yed fel yed» (main dans la main) contre le sida, cette campagne a été lancée hier à travers plusieurs wilayas du pays. Rendez-vous a été donné hier matin, à partir de 10h, de former une  longue chaîne humaine Yed fel yed afin de lutter contre le sida à différents endroits, à Alger (esplanade de Riadh El Feth), à Béjaïa (Maison de la culture), à Blida (stade Mustapha Tchaker), à Guelma (maison de jeunes Saleh Boubnider), à Tizi Ouzou (place de l'ancienne mairie) et à Boumerdès (face à la maison de la culture Rachid Mimouni).  Lors d'une conférence de presse organisée mercredi dernier, le représentant de la Chaîne III et initiateur de cette manifestation, Yazid Aït Hamadouche, a indiqué qu’elle englobera, cette année, de nombreuses wilayas et impliquera des étudiants et autres représentants de la société civile. Cette campagne se veut également virtuelle. Tous ceux qui ne peuvent pas faire le déplacement sont invités à envoyer une vidéo pour exprimer leur soutien à la cause, et ce, à travers les réseaux sociaux.  Le représentant du ministère de la Jeunesse et des Sports, Samir Brir, a, pour sa part, annoncé que celui-ci assurera l'accompagnement de cette opération à travers la mobilisation de quelque 4000 médecins et éducateurs, dont certains auront l’occasion de s’exprimer sur les réseaux locaux de la Radio algérienne. L’Algérie compte, actuellement, plus de 9000 cas confirmés et une moyenne de 700 nouveaux malades par an. Le nombre d'adolescents morts du sida a triplé depuis 15 ans, selon un rapport du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) publié vendredi. Bien que l’Algérie soit classée parmi les pays à faible prévalence avec un taux de personnes vivant avec le VIH inférieur à 1%, la tendance est à la hausse. A l’origine de cette progression silencieuse : les tabous qui entravent la sensibilisation, le dépistage et la prévention. 

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